L’habit sans le moine ? Oui, chef !

Chef !
Chef !

Il est si facile de regarder quelqu’un et de le juger parce qu’il ne possède pas le titre honorifique pour son travail comme un chef !

Combien d’entre vous le font ?

Moi, la première.  À propos d’un inconnu.  J’ai jugé ses exploits en me disant qu’il ne pouvait être crédible parce qu’il ne possédait pas la formation académique.  Donc il allait de soi, pour moi, qu’il ne pouvait avoir la rigueur nécessaire à l’exécution de son emploi.  Mea Culpa !

Oh que oui ! Je suis la première à me plaindre d’être victime de ce type de jugement.  Bien entendu, je ne parle de formation médicale ou d’une profession régie par un ordre.  Quoique, l’ordre des maçons n’est pas l’ordre que nous pensons.

Bref, combien de personnes m’ont jugé parce que je n’ai aucune formation culinaire, en pâtisserie ou en chocolat ?  J’avoue que certaines personnes se moquent gentiment de mes performances et m’apportent leurs conseils, ils reconnaissent tout de même mon talent.  Et, y’a celles qui sont volontairement méchante en s’exclamant que la chef Renée se croit meilleure.

Malgré que je fasse comme le canard dont les gouttes de pluie ruissellent sur son plumage, ça me blesse surtout exécuté dans la mesquinerie.

Ce qui parfois, je crois, nous distingue est notre passion autodidacte.  Je suis une personne chanceuse qui possède une multitudes d’aptitudes dans différentes sphères de ma vie.  Et je ne suis pas la seule ! Évidemment !  Notre passion nous amène à nous dépasser, à nous interroger, à se remettre en question sur notre façon de faire, à oser demander des conseils et par notre enthousiasme, je peux vous dire que bien des gens nous dévoilent leurs secrets avec ravissement.

Quand je parle à une directrice de laboratoire de recherche et qu’elle me donne de précieux conseils sur la méthode pour obtenir un produit de qualité, sans que je lui demande le mode d’emploi mais seulement, parce que je lui parle avec passion.

Ça m’amène à vous raconter une anecdote concernant un technicien qui, ma foi, n’a vraiment prise pour la dernière personne dotée d’une intelligence.  Très suffisant de sa personne, sans s’en rendre compte, sans méchanceté, il a cru que j’avais zéro connaissance en informatique.  Je sais.  Il s’est probablement imaginé que j’étais »juste » une secrétaire parce que mon poste de travail est à la réception du bureau.  Préjugé bien sûr.  Envers les secrétaires et la configuration de mon poste de travail.  Je n’ai aucune formation académique en secrétariat, même pas le doigté.  Malgré une rapidité à taper des lettres, mon nombre de mots minutes est loin d’être parfait.  Ma rapidité est ma capacité à mémoriser un clavier.  C’est tout.

D’autant plus que ma formation académique est en comptabilité, option finance même si c’est le marketing qui est mon dada.  Ne chercher pas l’erreur trop longtemps, je n’avais pas d’atomes crochus avec le professeur de marketing au Cégep.

Et ce dont le tech ignore, j’ai une formation en informatique appliquée, qui date j’en conviens, non terminée.  Même chose en psycho à l’université.  Manque de temps et d’argent.

Voyez-vous, j’aime apprendre, j’ai toujours l’impression que les rayons de ma bibliothèque mentale sont nombreuses à être vides et attendent impatiemment leurs volumes.

Ben oui, je n’ai pas mon certificat ou bac en informatique ni en psycho; aucun titre en cuisine, en pâtisserie ou en chocolat pour être un chef ou maître.

Mais je suis sacrément passionnée et je crois que peut palier à certains titres honorifiques qui accumulent eux, la poussière par manque d’entrain.

Si par le passé, je vous ai jugé, je vous demande pardon.

J’ai pris conscience de ces mots ce matin.  Mieux vaut tard que jamais.

Chose certaine, ce qui s’applique à moi que je trouve non mérité le jugement des autres à mon égard et ben, ça s’applique également aux autres, oui ?

Renée L’Abbé
13 mars 2016

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