Le masque, le porter

Le masque
Le masque

Porter un masque. Jouer un rôle.  Faire semblant que. Être autre que soi.

Pourquoi en porter ?
Pour plaire ?
Se protéger ?
Avoir la paix ?
Être comme les autres ?

Porter un masque.

Vision centralisée.  Pression extérieure.
En porter un?  Je manque d’air, j’étouffe, je panique.

On porte un masque pour un certain temps, pour l’enlever avec force par la suite.

Porter un masque pour la vie, il devient une partie de soi mais demeure tout de même une greffe à notre personnalité.  Une modification en croyant que c’est une amélioration, qui elle, devient un poids, un mensonge, un faux semblant.  Un malaise profond, intérieur s’installe lentement, jour après jour.

De vieillir nous force à porter des masques.  Vieillir, pas l’acte en lui-même mais notre devoir à évoluer au sein d’une société qui nous force à être un objet de parure au lieu de valoriser l’être à prime abord et de son acceptation, dans son intégrité.

Nous n’avons pas de masque lorsque nous sommes enfants.  Ils sont empreints de vérité jusqu’au moment où nous leurs demandons d’être grands.   Les masques se posent sur notre visage, notre personnalité au fil des années et parfois se superposent l’un aux autres.  Parfois imposé par la famille, les ami(e)s, la pression sociale soit l’école ou le travail.

Si notre masque se fissure par un événement extérieur, la détresse s’empare de nous, notre réflexe est de vouloir absolument le remettre, le recoller, rester dans sa zone de confort.

Mais, est-ce bien nécessaire ?  Si ce dernier se fissure, serait-ce parce qu’il n’a plus sa place ?

Alors, pourquoi ne pas se libérer de nos masques ? Apprendre à être soi.  Retrouver notre personnalité, celle qui, enfant, rêvions avec force et imagination de découvrir le monde.  Celle qui est fondamentalement vraie, honnête et en accord avec notre personnalité mais surtout avec notre cœur.

Tombent les masques

Ôter un masque demande un effort, sortir de son confort mais également faire face à notre entourage, aux gens que l’on côtoie dans les différentes sphères de notre vie.

Enlever un masque provoque un malaise chez les autres.  Incompréhension de leur part, questionnement sur ce qui se passe avec nous.  C’est le signe ultime de notre réussite à la perte de ces masques.  On rencontre alors de la résistance, les gens veulent que nous retournions à notre ancienne prestation. Que nous perturbons leur bien-être.  Ou nous risquons de provoquer un changement chez les autres.  Nous apportons une réflexion, une prise de conscience qui crée, elle-même, une inquiétude.

Dès que le masque tombe, une tension disparaît et un bien-être nous envahit.  Nous devenons plus cléments envers soi mais également envers les autres.  Nous marchons vers le bonheur, vers une paix intérieure.  Lorsque nous accédons ce niveau, nous tenons à y demeurer même au sacrifice d’êtres qui nous entourent, d’une relation ou d’un travail  insatisfaisants.  Nous tenons à garder notre bonheur envers et contre tout, et tous.  Nous sommes fidèles à nous-mêmes.

Évidemment, nous pouvons monter sur les planches, la scène de notre vie en étant soi.  Afin de montrer notre vrai visage.  Déployer notre personnalité dans toute sa splendeur.  Ceux qui nous aiment vraiment vont accepter notre métamorphose, par amour bien sûr mais par respect.

Finalement, laissons les masques au bal et éblouissez le monde avec votre vrai visage ! Vous trouverez que satisfaction, fierté et bonheur, mais avant tout, la sérénité.

Renée L’Abbé
28 novembre 2011

La Renelle, c’est moi ! Je suis bourrée de talents, de passions et d’idées.
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