Étranger de moi

Étranger, rôdeur
Corps étranger
Corps étranger

Sans le savoir, je te sentais.  L’étranger qui rôde tout près.  Baisse d’énergie. Inconfort. Malaise. Trouble.

Tu es un étranger, indésirable. Hors de ma vie, tu dois partir, m’abandonner. Non sans douleur, non sans peur.

La façon dont tu me quitteras n’est pas rassurante mais, ni si inquiétante.  J’ai confiance en ceux qui prendront soin de moi.   Confiance en leur compétence, en leur empathie.  Être entre de bonnes mains.

Combat comme à la guerre

J’ai déjà combattu un de tes semblables et je sais que la victoire est à portée de main.  Tu dois mourir, toi l’étranger.  Aucune pitié pour toi.  La guerre, c’est la guerre.

L’inquiétude est le jour d’après.  Non, au fait que tu seras désormais et définitivement absent, ni en mon rétablissement.  Mais, à cause du système.  À cause de ma survie.

L’après.  La convalescence.  Être sans revenu, à la merci.  Inquiétude vive puisque je suis la seule à subvenir à ma vie présentement.  Seule, à payer le train-train quotidien. La maison et tous les frais afférents, seule, à supporter ce fardeau.

Support

J’aurai du support : de mes proches, de mes ami(e)s, de mes collègues.

Un jour à la fois.

D’ici là, je suis en mode préparation. Penser à tout ce qui pourrait arriver pendant mon arrêt, arrêt dans le temps, pour reprendre des forces et sortir nouvelle et forte.

Nonobstant ma survie sociétaire, je ne serai pas seule. Je serai bien entourée : en geste, en présence et en pensée.

Un jour à la fois, un pas à la fois vers la victoire : la santé.  Sans toi l’étranger.

Renée L’Abbé
29 mai 2012

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