Jugement de l’autre, de soi

Jugement des autres, de soi
Jugement des autres, de soi

Le jugement peut être positif ou négatif.  Celui dont je veux vous parler est celui qui abaisse, détruit l’autre.  Le négatif.  Celui que certains utilisent pour se trouver meilleur, eux-mêmes.  Qui fragilise les êtres au détriment d’idées préconçues sur le bon ou le mauvais.

Maintenant, je me considère comme une personne qui s’abstient de juger.  Je vous avoue, je n’ai pas toujours été ainsi, j’ai déjà eu le jugement facile et aussi rapide qu’un cowboy dégainant son arme.

Quand le couperet tombe

La pire fois, quand j’avais le cancer.  J’avais jugé les voisins « B.S. » qui se droguaient et nourrissaient mal leurs enfants; pourquoi eux n’avaient pas le cancer? De par leurs agissements, ils le méritaient non ?

D’accord, mon jugement a duré à peine 5 minutes. Puisque, personne, mais personne ne mérite d’être malade.  C’est à ce moment que j’ai pris conscience de ma facilité à juger les autres.  Et ce, malgré les belles phrases que l’on publie telle que : «  Tant que tu n’as pas marché un mille dans les mocassins de l’autre, tu ne peux comprendre et juger ».

Il m’arrive parfois, de juger. Et à l’instant où mon marteau de grand juge frappe, une petite voix doucereuse me chuchote : « Tu es qui, toi, pour juger l’autre ? ».  Indéniablement, elle insiste jusqu’à ce que je réponde : « Personne de si important ».  Simplement.  Je ne suis pas en mesure de juger quiconque ou action.

Quel jugement ?

Je remarque que le jugement se porte sur tout.  Tout le monde a une idée précise de ce qu’est la vérité ! On juge quelqu’un de laid ou de gros; on se base sur quoi exactement ? Sur les fameux critères de la société qui changent au gré des modes ?

Si on juge quelqu’un d’imbécile parce qu’il n’a pas l’intelligence moyenne, et si l’imbécile était celui qui juge sans savoir, sans connaître? L’intelligence ne repose pas que sur un chiffre du quotient intellectuel.  Elle englobe beaucoup plus de facteurs.  Juger une personne sur son passé, elle était dans le « mauvais » chemin et aujourd’hui, malgré sont 180 °, les gens la considère encore comme une personne perdue dans le côté obscure.

Il y a ceux qui condamnent les autres à cause de leur passé. Mais, il y a aussi ceux qui jugent sans connaître l’être, en lui-même.

Le jugement dans le temps

J’avais trouvé une phrase sur le jugement : le jugement est basé sur le passé.  Je me trouvais bonne d’avoir sorti cette phrase de ma tête.  On ne peut juger sur un acte futur, il n’existe même pas ! Le présent se passe en ce moment, difficile de juger l’impact de l’acte ou encore de lui-même. Donc, j’en ai déduit que l’on ne pouvait que juger le passé.

Le passé est passé.  Seul le présent et les actes posés maintenant sont importants, selon moi.  Je ne possède pas la science infuse mais un gros bon sens.  Étant une personne vivant dans le présent, le plus possible, le passé peut servir de repères pour certain mais pas pour moi.

Par contre, mes repères sont en constante évolution, ils sont à l’intérieur de moi, où que j’aille, quoique je fasse ou avec qui que je sois.  En vivant mon moment présent, j’essaie de m’abstenir de juger les autres. De les accepter, tels qu’ils sont, avec leurs défauts et leurs qualités mais surtout, avec leur passé.

Accusé de

On m’a accusé dernièrement de juger les autres durement avec mes chroniques.  Je ne jugeais point, je constatais.  J’émettais seulement mon opinion, sans pointer quiconque et jamais, au grand jamais dans le but de blesser.

Je trouve malheureux, le jugement et les juges mais également, les observateurs qui n’osent pas se lever pour dénoncer.  Dénoncer les sentences, qui parfois, mette à mort de nouvelles personnalités, de nouveaux êtres, fraîchement arrivés dans ce monde.

Nés non de par leur naissance physique mais par leur nouvelle prise de conscience de la vie, de l’humanité.  Mais aussi de leur désir d’apporter du bien à cette société en manque de bonheurs, de bonté et de croyance en l’humanité, la vraie.

Je suis une personne qui donne une 2e chance aux autres.  La vie m’a donné la mienne à plus d’une reprise.  Je vais vous avouer que le pire jugement, celui qui est difficile à pardonner, est le nôtre.

Je ne peux pardonner le jugement d’un inconnu et même d’une amie, c’est son jugement et non le mien.  Par contre, me pardonner d’avoir souhaité la mort d’une personne.  Ou encore d’avoir détesté des gens, de m’avoir détesté moi-même, le pas est nettement plus grand et hasardeux à effectuer, mais tellement nécessaire afin d’évoluer.

Comme si bien dit par une amie : juger moins et juger mieux, n’est-ce pas un geste d’humanité et de bonté ?

Renée L’Abbé
18 février 2012

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