La fleur, le ravin et ta position.

Leçon de vie #3

La fleur, le ravin et ta position.

On dit que de tomber en amour…c’est prendre le risque de cueillir une fleur aux abords du ravin. Quand on tombe en amour, il y a toujours un facteur de risque et c’est facile de savoir si les chances sont de ton côté ou non. Le calcul…c’est savoir où tu te situes et où se situe l’autre personne par rapport à la fleur.

Si toi tu regardes la fleur à distance et que l’autre est au fond du ravin en train de reprendre son souffle…et bien tu pars déjà à -1! Les « Mères Thérésa » de ce monde…vous êtes en voie de mettre beaucoup d’énergie pour aider quelqu’un qui ira sûrement plus tard cueillir la fleur avec une autre personne. Ce n’est pas à toi à donner à cette personne la force de s’en sortir…mais à elle de devenir plus forte. Quand on s’en sort seul, on s’en sort plus fort et plus solide et on a beaucoup plus à offrir par la suite.

Même si tu vois le potentiel de cette personne, tu ne peux rien faire pour l’aider. Tu peux prendre la décision d’essayer de sortir cette personne hors du trou…mais les chances sont que tu te retrouves en bas du ravin toi-même.

Quand tu tombes dans le ravin, tu dois reprendre tes sens, replacer tes idées, prendre soins de tes blessures, gravir chaque étape pour te repositionner en haut de la falaise.

Dans le fond

Certaines personnes restent toute leur vie en bas du ravin, d’autres voient toujours la fleur en haut et ont le courage de prendre les moyens de remonter la pente et surtout de le faire avec les bons outils et sans blesser d’autres personnes sur leur chemin.

Alors? Tu te situes où? Moi, je fais des bouquets de fleurs des champs pour embellir chaque journée et un jour je vais cueillir la fleur aux abords du ravin avec une personne qui sera prête à embellir chaque seconde et à prendre cette chance d’être heureux à deux.

France Grandmaitre, collaboratrice
La Renelle

Aime-toi assez

Leçon de vie #2 :
Aime-toi assez
Aime-toi assez

Aime-toi assez pour foutre le camp !

Quand on est « pogné dedans », on ne voit plus clair!

Parce la violence psychologique ça commence len-te-ment et parce que les bourreaux sont bons pour faire du « grandiose », du « merveilleux » et sont souvent des personnes « passionnées »…au début…

Toi qui lis ceci, j’aimerais te dire que si ton conjoint :

-Pète des coches pour des niaiseries une journée et t’offre la lune le lendemain sans s’excuser…ce n’est pas normal!

-Te « pousse » à lui dire ce qu’il veut entendre…ce n’est pas sain!

-Demande de regarder par terre (WTF?)…c’est trop!

-Remets en question que ton docteur est un homme…c’est pousser le bouchon!

-Fait une crise parce que tu as fait un sourire au serveur…c’est juste inconcevable!

-Suis chacun de tes mouvements…même si tu es dans la maison…c’est de la folie!

-Te texte constamment aussitôt que tu pars…c’est insensé!

-T’appelle en « vidéo » pour être sûr que tu es là où tu dis être…c’est un manque de confiance pur et simple!

-Il te suit à l’aide d’un GPS et tu le découvres…c’est effroyable!

-Te terrifie en te bloquant le chemin en te confinant dans une pièce…c’est intolérable!

-Pique une crise après chaque fête importante parce qu’il trouve que tu n’as pas démontré « assez » de reconnaissance…c’est briser chaque moment de joie!

-T’isole tranquillement de tes proches…

Toi, tu n’es pas seule

Même si tu penses être seule, que tu ne vois pas de porte de sortie, regardes autour de toi et parles, ta liberté elle t’appartient et il n’y a aucune raison de s’infliger une vie médiocre. Nous méritons tous le bonheur et une vie épanouie.

Et SURTOUT… pardonne-toi, tu n’es pas responsable de ses agissements et de son mal-être… mais responsable de ton bien-être!

Finalement… commence à comprendre que tu mérites d’être heureuse.

…Aime-toi assez pour foutre le camp!

France Grandmaitre, collaboratrice
La Renelle

P.S. Messieurs…il y a des femmes comme ça aussi en passant…les mêmes conseils s’appliquent pour vous!

 

 

S’aider soi-même à travers la maladie

Leçon de vie #1 : S’aider soi-même à travers de la maladie

La maladie
La maladie

Il existe des morts sans mort physique. La mort de l’esprit sain, la mort de la lucidité, celle qui fait disparaître la personnalité, celle qui enlève l’essence d’une personne, celle qui amène une personne à survivre sans véritablement vivre, sans avoir l’énergie ou la clarté des pensées. Une mort qui fait traverser les journées, les semaines, les mois, les années dans un brouillard déformant la réalité et faisant disparaître le soleil.  La maladie.

La maladie mentale, voleuse de vie. Elle t’enlève une personne…mais la laisse là…désincarnée…dans son monde difforme. C’est elle, mais plus vraiment.

Peu importe les efforts, peu importe les conseils, peu importe tous les mots…aussi longtemps que cette personne livre bataille et ne s’aide pas elle-même tu es dans un état d’impuissance et de désarroi.

Plus le temps passe, plus tu arrêtes de vivre toi aussi, tu perds ton essence, tu survis, tu n’es plus…les jours, les mois, les années sont vécus comme une anesthésie.

Et vient un jour où tu fais des efforts pour toi, tu vas chercher conseils, tu en parles enfin et tu livres bataille avant la mort de ta lucidité, de ta personnalité et de ton essence.

Comme une personne qui se noie, il n’est pas rare qu’un sauveteur se fasse entrainer au fond de l’eau et vient le temps où il doit décider de se sauver lui-même ou de se laisser entrainer dans la dérive de la maladie mentale.

France Grandmaitre
La Renelle