Explorer, page pour entreprise

Le réseau social FB a déjà mis en place le nouveau fil d’actualités pour les pages entreprises : Explorer !  Démystifions-le.

Comment y accéder ?

Voici une image prise sur ma page personnelle afin de vous montrer visuellement ce qu’est maintenant l’accès aux pages entreprises que vous aimez :

Nouveau fil ''Explorer''
Nouveau fil »Explorer »

Vous pouvez y accéder en défilant vers le bas le menu de gauche et en cliquant dessus, vous serez alors en mesure de voir les pages entreprises.

Le look du fil Explorer
Fil explorer maintenant
Fil explorer maintenant

Pour accéder à votre fil d’actualité personnel de nouveau, vous n’aurez simplement qu’à cliquer sur Fil d’actualité !

Retour à votre fil personnel
Retour à votre fil personnel
Réflexe à développer

Afin de vous tenir au courant de l’actualité des pages entreprises que vous aimez, vous aurez dorénavant à développer le réflexe d’aller voir le fil Explorer.  Sinon, vous pourriez manquer de belles occasions de connaître le nouveau produit ou service, une promotion ou encore, un concours.

Espérant que cet article vous aide à mieux comprendre la nouvelle fonction mise en place.  Je vous rappelle qu’à partir de maintenant, vous verrez beaucoup plus les publications de vos amis et avec les groupes ou communautés avec lesquels vous échangez.

En conclusion, FB n’est pas si différent de la vie, pour voir nos amis et membres de votre famille, vous devez interagir avec eux sur leur publication.

Renée L’Abbé
La Renelle

Autre article sur le sujet :

Fans ? Aidez-nous par de simples gestes

Fans ? Aidez-nous par de simples gestes

Oui ! Vous : fans de nos pages !  Vous êtes en mesures d’aider les pages que vous aimez.

Pourquoi ?

Avec les nouvelles fonctionnalités FB qui seront bientôt mises en place, la visibilité des entreprises diminueront de façon significative si personne ne les aide.

La nouvelle façon de faire de FB sert en premier lieu d’éliminer les fausses nouvelles et le tas de cochonneries  (SPAM) qu’on ne veut plus voir sur nos fils d’actualité personnels.   Voir plus de publications de nos amis et des groupes dans lesquels nous échangeons.

Mais, y’a toujours un revers à la médaille, ce ne sont pas que les médias qui seront touchés mais bel et bien toutes les entreprises.

Un nouveau fil d’actualité »explore » sera créé et c’est à cet endroit que vous pourrez trouver vos entreprises.  Celles qui apparaîtront dans vos fils d’actualité devront payer.  D’où la disparition des fausses nouvelles en provenance de faux site.  Par contre, les petites entreprises qui effectuaient un travail de bras pour du référencement organique, non payant pour apparaître dans nos fils d’actualité en donnant du contenu gratuit (trucs et astuces), concours ou encore en expliquant les produits et services seront touchées par cette nouvelle fonctionnalité.  Tu paies pas, t’apparais pas sur le fil d’actualité de monsieur et madame tout le monde.

Tirer son épingle du jeu grâce aux fans

Les multinationales qui possèdent un bon budget annuel, seront en mesure de continuer à apparaître via la publicité sur votre fil d’actualité.  Pour  une petite entreprise, généralement local, un artisan ou des organismes à but non lucratif, le budget publicitaire est plutôt limité dans la majorité des cas.

Que pourront-elles faire ces personnes pour obtenir la visibilité nécessaire ?  Grâce à leurs fans ! Vous !

Comment ?

1- En aimant les publications

Fans J'aime
Fans J’aime

2- En commentant lorsque demandé ou encore en disant simplement : j’aime beaucoup ta publication ou j’aime ton service ou j’aime ton produit !

commentaires fans
commentaires fans

3- En partageant la publication sur votre fil d’actualité

Fans partagent
Fans partagent

4- En partageant la page sur votre fil d’actualité

partager la page
partager la page

5- En adhérant à la communauté (groupe) créé par la page et aussi en le partageant

Groupe de la page
Groupe de la page
Résultat ?

Le résultat est bien simple.  En effectuant les actions que je vous ai donnés, vous indiquez à FB que la page aimée est intéressante et mérite d’être sur les fils d’actualité de ces fans.

Vous voulez savoir ce qui se passe sur la page aimée ? Vous ne voulez pas manquer les promotions, conseils, trucs, astuces ou concours ?

Et bien, chez fans, vous devrez mettre l’épaule à la roue de vos entreprises chouchou afin qu’elles survivent dans la jungle du web et des réseaux sociaux.

Trop technique ?

Vous ne comprenez pas mon charabia technique ? Posez-moi des questions, je me ferai un plaisir à vous répondre.   Voici une vidéo que j’ai créée pour mon entreprise Glåss bar laitier !

Voici pourquoi nos fans seront plus importants pour nous !Le lien pour le Mont Kanasuta :https://www.facebook.com/centrepleinairmontkanasuta/Le lien pour Johanne Ric'Art https://www.facebook.com/Johanne-Ricart-329663243733138/

Posted by Glass bar laitier on Saturday, January 13, 2018

Finalement,  chaque geste que vous ferez aidera la petite entreprise locale, l’artisan ou l’organisme et leur permettre de vivre encore.  Vivre de leur création, produits et services personnalisés pour votre localité.

Développons notre région et nos entreprises locales !

Renée L’Abbé
La Renelle

Tiraillement entre l’écureuil et la cigale

Tiraillement de l’écureuil et de la cigale.  Ben non, je n’ai pas comparé la fourmi parce que je me sens plus comme un écureuil.

En mode économie
Tiraillement, écureuil et cigale
Tiraillement, écureuil et cigale

Ayant dû subvenir à mes besoins pendant plusieurs années toute seule, j’ai développé un mécanisme d’économie dans tous les sphères de mon quotidien.  Que ce soit : énergie, chauffage, nourriture, essence, voiture et même les équipements.

Soit que je conserve ce que j’ai acheté pendant le maximum d’années telles que mes voitures, une honda 1991 délaissée en 2012 parce qu’elle était usée quasiment à la corde, le dessous de la voiture a arraché avec le pare-choc arrière.  Je me suis donc acheté une voiture usagée Vibe 2004 en 2012.  Je la possède encore.  J’ai comme principe, si ta voiture ne te coûte pas plus cher que 1200 $ par année, garde-la parce que c’est pas mal moins cher qu’un paiement de voiture et, je déteste les paiements.

Si ce n’est de conserver mes vieilleries, je magasine pour payer le moins cher, avoir le meilleur prix.  Ça me prend plus qu’une heure pour magasiner un ordinateur ou un toaster.  J’attends ma »deal ».  D’ailleurs, je dis tout le temps : attendtadeal.com !  Quand nous sommes patients, nous sommes toujours récompensé.

Dépenses et investissement

Depuis que je suis avec mon époux, je suis plus à l’aise financièrement que seul, on s’entend ! Nous effectuons des dépenses dans le but d’améliorer notre espace de vie, la maison.  Et, je suis tiraillée entre la dépense et l’économie.  Pourtant, je magasine encore les prix pour trouver le meilleur sur le marché.  Encore ici, les dépenses effectuées sont dans le but d’améliorer l’état de la maison, ce ne sont donc plus des dépenses mais des investissements.

Mais de quel tiraillement ?

Celui de se laisser aller.  De se dire, go la grande, dépense un peu, t’as qu’un vie à vivre !  L’écureuil en moi ressort donc.  Économise pour tes vieux jours, t’as pas de fonds de pension.  Et, j’ai plein d’exemple autour de moi, de gens économes qui, font face à la dureté de la vie et n’auront pas de vieillesse.  Alors, à quoi sert ce fonds de pension ?  À quoi sert toutes ses économies pendant de nombreuses années, se priver pour penser à nos vieux jours qui, ne viendront peut-être jamais ?

Oui mais, jusqu’où ?

Jusqu’où faut-il aller pour économiser en prévision de nos vieux jours ?  Où est la ligne pour déterminer si nous dépensons notre futur ou non ?

J’ai mis en place il y a plusieurs années, une stratégie de placements.  Le rendement moyen annuel est très bon même si quelques années plutôt mauvaises en bourse me pénalisaient avec du -28 %, je récupère rapidement avec les années subséquentes mais, tout de même.

Alors, pourquoi ai-je le réflexe que dès que j’ai des sous, je les mets de côté ?  Pourquoi n’ai-je pas le réflexe de me dire, wow ! Gâte-toi, achète-toi le dernier truc à la mode ?

Aussi, tiraillement environnemental

Mon mode économique n’est pas que pour mon budget mais je pense également à l’environnement.  Au lieu de changer quelque chose, suis-je capable de le réparer ou le faire réparer ?  Ai-je vraiment besoin de cette 4e paires de chaussure ?  Ai-je vraiment envie d’avoir 25 % de rabais sur une tablette alors que, j’utilise pas ma vieille ?

Mon côté économe et environnemental sont le côté nutritif du mini-wheat !  Disons que mon côté givré est pas mal moins sucré que jadis.  Puisque naguère, j’étais pas mal plus folle dépensière.  Jeune écervelée.  Mais encore, aujourd’hui, j’aimerais retrouver un peu ce côté plus givré, sans remords de conscience.  J’aimerais pouvoir chanter un petit refrain sans avoir de bile.

En conclusion, nous mourrons tous un jour ou l’autre, nous ne savons pas juste pas lequel.

Au final, devons-nous attendre un diagnostic médical négatif pour en profiter ?

Renée L’Abbé
La Renelle

Humeur de chien

Humeur de chien
Humeur de chien

Ben voyons, moi ? Un humeur de chien ? Fabulation ! Ben non, pas pantoute.  Au contraire.

Depuis que j’ai passé le cap des 45 ans, on dirait que le syndrome pré-menstruel devient plus long, maintenant 10 jours au lieu de 7.  Et, plus intense.  Certains mois, comme aujourd’hui, j’ai mal à l’âme on dirait.  Tu le sais que ça va pas mais tu vas quand même bien.  C’est par en-dedans que ça se passe.  Ça n’en fait mal.  Un mal de chien d’où son humeur, j’imagine.

Peu importe le moment

Y’a pas de moins bon ou de bon moment pendant cette période.  Même en te levant le matin, tu sens un espèce de brouillard dans ta tête, tu y vois même dérouler le film Brume.  Avec toutes les horreurs.

En plus d’avoir mal à l’âme, t’as mal partout.  Aux seins, aux muscles, au ventre.  Tu te vois avec un cancer de quelque chose tellement les douleurs sont intenses et suspectes.  Imagine, tu n’es même pas encore menstruée.

Cette semaine, j’ai dit en blague à mon conjoint de me lancer du chocolat si j’étais marabout.  Pendant que je faisais les crêpes, j’ai commencé à pogner les nerfs… il m’a lancé un chocolat sur le comptoir, il était derrière l’îlot.  Oui, c’est drôle, je l’ai ri.  Mais en même temps, tu le sais que ton humeur de chien te colle à la peau même si tu prenais douze mille douches.  T’as beau essayer d’être positive et de te sacrer un sourire dans face mais ton conjoint sais.  Point.  Sais que ça va pas.

La faute à

Le hic.  Les gens eux pensent que ce sont eux les fautifs de quelques choses, eh non.  C’est juste cette humeur de chien qui me donne le goût de brailler ma vie à m’en ouvrir les veines, au sens figuré seulement.  C’est plus théâtrale, plus avec mon humeur de drama queen.

En plus, si tu as des tocs, on dirait qu’ils sont amplifiés à la puissance 10, ici je suis conservatrice, au sens figuré et non politique.

Alors, tu te promènes avec le torchon pour tout nettoyé et re-nettoyé.  Mon chum m’a fait la remarque : Ah, le poêlon n’était pas assez propre ? Me suis sentie coupable.  Ben un peu.  Me suis sentie mieux après l’avoir re-nettoyé.

Noël

On s’entend, entre vous et moi, que le sapin n’a pas éternisé ses allures de roi des forêts à la maison ? Le 1er janvier, je le mettais dehors en le remerciant de son sacrifice et du plaisir que nous avons eu à l’avoir à la maison.  Idem pour les décorations. Intérieures et extérieures.  Balayeuse, lavage de plancher.  Et tant qu’à être, pourquoi ne pas faire un peu de ménage extérieur, y’avait trop de neige autour du tempo.  Nettoyer l’entrée.  Puis les bacs de recyclage et déchets.  Bref.

Maniaque

On devient une maniaque de ménage.  Regardez au bureau, celle qui se promène avec son windex et son scott, elle n’est pas toujours de même, juste pendant le syndrome.  D’accord, j’avoue, d’autre c’est pendant les menstruations et d’autres après. Finalement, on y échappe pas.

Merde

Quand tu traînes ton corps toute la journée comme si c’était un tas de merde.  Que tout va de travers au fil des heures.  Surprenez-vous pas, que l’énergie tombe même en bas de la température extérieure.  Fatigue extrême, tu traînes une masse qui semble peser le poids du monde.  Alors, qu’au matin, les larmes menacent de couler, elles se déversent le soir venu.

Même si tu pleures, tu dois pleurer un gros coup pour que l’effet soit bénéfique.  Tu pleures ta vie.  Comme si le pire venait d’arriver alors que, ce ne sont que ces maudites hormones qui te déchirent par en-dedans.  Le dernier mois, j’ai pleuré pendant deux heures, deux heures !! Bordel, comme si j’avais autant de temps à perdre !

Humeur de votre conjointe

Alors, si votre conjointe vit ces moments aussi intensément que moi, je vous plains.  Ce n’est pas facile pour ceux qui vivent autour de moi.  Mais savez-vous que, c’est encore pire pour moi ? Parce que je le sais.  Mais je me sens incapable d’être autrement.  J’essaie, j’ai l’air correcte mais c’est vide de sens.  C’est clinquant, artificiel.

En fait, personne ne me tape sur les nerfs, y’a juste moi qui me tape vraiment sur les nerfs.  Je n’ai pas de passe-droit envers moi.  Vous pensez que c’est vous-même ou votre entourage, non.  Juste nous, femme.  Souffrant du satané syndrome.

Je suis désolée si mon humeur de chien a déjà aboyé après vous.  Vous n’étiez pas la cible réelle, la cible ? C’est moi. Juste moi.  Heureusement que le mois prochain, j’aurai probablement juste mal aux seins ou faim.  Ce sont les meilleurs mois.  Puis. Il revient. Avec les morceaux de chocolat.

Renée L’Abbé
La Renelle

 

 

Animal qui sommeille en nous

Animal
Animal

Dès le premier regard, je sens l’onde de choc.
L’instinct animal.  L’énergie qui circule entre les deux corps.
J’ondule.  Je perçois simplement.
Intense.  Palpable. Mon souffle est court.

Plusieurs d’entre nous avons une liste de critères pour la personne parfaite selon notre rythme de vie.  Nous l’imaginons, la visualisons.  Nos exigences, plus que de simples critères, idéalisent la personne de nos rêves.  De l’utopie.  Quel homme pourrait correspondre à mes 57 critères ? Mais non, je n’en ai pas 57 mais 112 !

Préférences

Sérieusement, ma liste est nettement plus courte et concise que vous pourriez l’imaginer.  En fait, je n’ai pas de critères ou d’exigences mais des préférences.  Légère nuance mais qui, laisse la place au mouvement, au changement, aux possibilités autres que mes visions idéalistes de mon supposément « prince ».

Certaines personnes vont s’arrêter à des critères physiques tels que : un beau corps mince, les yeux bleus, en forme.  À des critères environnementaux tels que : un bon travail, indépendance financière, ville de résidence. À des critères intellectuels tels que : humour, convictions et tolérance.  Et si, à cause de mes yeux noisette ou de mon intelligence, je ne cadre pas dans ta liste ? Tout à coup que ces deux critères, t’empêchaient de me voir réellement ?

Être flexible ?

Sans flexibilité, le risque de ne pas rencontrer une personne exceptionnelle est si grand que je ne peux que te dire : je suis vraiment désolée pour toi… et de ce fait, pour moi.

Certains croient que malgré une préparation assidue de ladite liste, nous oublions le plus important: sentiment animal.  Un ami m’a partagé la pensée que pour lui, il devait absolument rencontrer la personne et dès le premier regard, il saurait si c’était la bonne.

Mais !  Disons que la rencontre ne se passe pas nécessairement comme prévue.  Par exemple, j’ai rencontré un homme mais j’étais fatiguée, épuisée par mon entrainement, envahie par des douleurs musculaires, légèrement grippée.  J’étais loin de briller au firmament.  Alors, le gars, avec son animal intérieur, a capté un message négatif provenant de ma part.  Et, pas de 2e chance.

Plus d’une

Et si, l’animal était maintenant trop civilisé en 2011?  Que ce dernier ait de la difficulté à reconnaître vraiment l’essence même de la personne en face de soi, pas seulement au premier rendez-vous mais au deuxième et même, à la 3e rencontre.  Si, on devait, à l’ère de notre fameuse civilisation, côtoyer la personne plus longuement, plus fréquemment afin de la reconnaître vraiment.  Nous avons de la difficulté à identifier nos besoins réels de ceux créés par la société.  De par cette difficulté, nous n’étions plus en mesure de voir, au premier coup d’œil, que l’autre est bel et bien celui ou celle qui correspond à nos désirs les plus profonds et les plus fidèles.

Il est certain que la chimie est nécessaire, les fameuses phéromones, provoquent une réponse physiologique ou comportementale entre deux êtres.  Mais, pour que ces hormones doivent être stimulées et sécrétées, l’environnement se doit être favorable, hors donc, je crois que les premiers rendez-vous sont des situations stressantes et inhibitives à ces hormones si précieuses à nos attirances.

Alors, si on prenait le temps de bien connaître l’autre avant de s’engager ?  L’absence étant à proscrire bien sûr; la présence de par des mots, paroles ou gestes est nécessaire pour accomplir le travail afin d’ériger la construction d’un futur possible entre deux êtres, deux possibilités s’offriront alors à nous : l’amitié ou l’amour.  Dans les deux cas, nous en sortirons gagnants.

Finalement, si on se donnait plus d’une chance ?

Renée L’Abbé
8 décembre 2011

Air lousse, de quessé ?

Air lousse
Air lousse

Je dois avouer qu’il m’est difficile de comprendre le principe des fameux « air lousse ».  De un, je suis célibataire.  Deuxièmement, le concept serait généralement utilisé par les hommes mais aussi des femmes.  Et de trois, moi et mon ex n’utilisions nullement cette théorie dont je ne connais pas l’auteur, sinon, j’aurais plusieurs suggestions à lui proposer pour en améliorer le concept et surtout le rendre plus agréable.

Définition

Donc, les « air lousse » seraient utilisés dans les couples afin d’obtenir ou d’acheter une paix éventuelle (ici, le terme est vague […], hors donc, nullement garanti) pour la pratique d’activités préférées par l’un des d’eux mais en général, pas du second.

Je vous cite un exemple : l’homme aime aller à la chasse, alors pour obtenir ses points, va faire un effort pour participer à une activité de sa douce, comme aller à sa séance de tricots ou de magasinage chez Ikea.  Ou bien, s’offrir des soins de spa ou la dernière sacoche à la mode permettra à notre homme d’aller une journée au golf avec ses copains.

Utilité

Ça sert à quoi les « air lousses » ? Selon moi. À rien ! Croyance hypothétique créant des attentes qui n’aboutiront qu’à une désillusion.

Je partage avec vous une tranche de vie.  On m’a signifié que si « ça cliquait » que l’homme en question se proposait gentiment de changer et de commencer à faire de l’entrainement pour être avec moi.  Ma réponse (après avoir fait deux ou trois « break à bras » dans ma tête) : Heu… Pourquoi ?

Tu dois aimer

Si j’exclus le fait que le gars en question est de type « fusionnel »; ce qui est pour moi tout à fait « envahissant » et épeurant, voici mes réflexions :

Si l’entrainement ne fait pas partie de sa vie depuis 45 ans (ici j’exclus les premiers mois pendant lesquels il apprenait à marcher) qu’il se « force » pour me faire plaisir, un jour ou l’autre, il en aura ras le pompon et exit la belle détermination.  Alors, crise potentielle en vue venant des deux parties. L’une disant être écœurée des activités plates et l’autre répondant que tu les as faites depuis longtemps et tu ne disais rien !

Deuxièmement, je fais mon entrainement seule depuis le début, je n’ai pas besoin de personne pour me motiver mais encore moins, me démotiver.  Il est évident que le gars va finir par s’exécuter à reculons (je parle d’entrainement) et avoir l’humeur du gars-qui-voudrait-être-à-cent-lieux.

Autre argument, purement cartésien.  Si l’homme en question fait un effort pour me faire plaisir, il s’attend définitivement à ce que je pose les mêmes actions dans le but de lui faire plaisir, dans son cas, aller à la chasse.  Je vous ai dit que je n’aimais pas la chasse ?  Passer des semaines sans mon confort ? Désolée, mais sur cette question, je suis un peu princesse et j’ai besoin de ma douche chaude le matin sans parler d’une « vraie » toilette.  J’aimais le camping (avec mon ex) parce qu’il avait une roulotte !

Échange d’air

Si vous pensez m’amener pendant une semaine dans une randonnée « sauvage »… je vais être franche, si j’avais voulu vivre à l’ère des coureurs des bois, je serais née en 1900.  Mal prise, ça veut dire ben ben loin dans le bois, je suis capable de me construire un abri de fortune, poser des collets et survivre en forêt, j’ai grandi à la campagne, parmi des gars.  Mais si on me donne le choix, j’aime mieux un chalet équipé avec un minimum.  Ce minimum comprend, selon moi, un moyen de se réchauffer, une douche, toilette, eau courante, un lit et l’équipement de base pour cuisiner.  Et un accès réseau,  avouez que je suis tout de même honnête.

Bref, si vous voulez faire vos activités, allez-y ! Pas besoin de me convertir !  Au début, les gens blaguent en se disant qu’ils gagnent des points ou en perdent, sauf que, un moment donné, c’est du sérieux.  Si on ne fait pas ce que l’autre demande, les tensions s’installent !  Les remarques désobligeantes, les « on sait ben toé ! » et le solde des points peut facilement se retrouver dans le rouge.  On risque donc de recevoir l’appel de l’agence de crédit.

Reste toi-même

Si on veut faire plaisir à notre conjoint, il faut qu’au départ que ça nous fasse plaisir.  Ainsi, l’autre nous doit rien et on ne se crée pas d’attente.

Je crois également que chaque individu dans un couple a le droit de faire ses activités, d’avoir ses cases horaires privilégiées, sans avoir à négocier quoi que ce soit.

Je suis consciente que je vais peut-être rester célibataire en n’étant pas adhérente à ce genre de club et je pense sincèrement que c’est peut-être mieux de même.

D’ici là, si vous avez un autre plan offrant des points qui avantagent les deux partenaires sans contrainte ou exigence, présentez-le moi.  Il me fera plaisir d’en faire la promotion.  En conclusion, je vais continuer à utiliser mes « air miles ».

Renée L’Abbé
1er décembre 2011

Transparente et sans filtre

Transparente et sans masque
Transparente et sans masque

Je me questionne sérieusement ce matin le fait d’être transparente et quasiment sans filtre.  L’interprétation des gens envers mes écrits me rendra toujours perplexe.

Le fait de dire que :

– je suis indépendante;
– je ne connais pas encore l’homme capable de gérer ma passion; je devrais plutôt dire vivre avec mes passions;
– je veux un homme avec telles qualités et exempt de tels défauts;
– je refuse de fusionner totalement avec un autre;
– j’ai besoin de mon espace vital à moi pour vivre;
– je possède des connaissances intellectuelles élevées;
– j’aime ma vie;
– je suis passionnée;
– ce que je veux et je ne veux plus.

Je réalise tout à coup que les gens me jugent, haut la main.  Je prends conscience que le fait d’être « transparente » et «sans filtre » m’expose aux moqueries, aux commentaires désobligeants mais surtout, au jugement final sans rédemption.

Alors, à ma défense, voici ce que j’en pense.

Oui !
Atteinte, je le suis.
Blessée, profondément.
Peinée, déçue.

Ce n’est pas parce que je suis ouverte à la vie, au monde de par mes mots, en paroles ou en écrits, que je suis insensible.  J’assume mes mots, sans aucun regret.  Toujours !

Mais pourquoi ces attaques ? Ces jugements ?

La base d’une relation est le respect, toujours selon moi.  Si je vous ai manqué de respect, croyez-moi que c’était bien involontaire de ma part.  Alors, si c’est le cas, je m’excuse de tout mon cœur.

Maintenant.  Voici mon offensive, à vous qui portez un jugement sans savoir, sans connaître.

Parce que.  Vous ne savez absolument rien de moi, de ma vie, de mon cheminement, de mes plaies, de mes cicatrices, de mes peines, de mes peurs, de mes joies. RIEN !

Ce dont vous avez appris grâce à mes écrits, n’est que la pointe de l’iceberg.  Je suis beaucoup plus complexe, dans ma simplicité.

Vous me pensez complètement nue, vous pensez me connaître, seulement qu’en lisant quelques textes, quelques statuts, courriels ou messages ? Permettez-moi de vous informer que vous êtes complètement dans le champ.  Malgré la pensée maligne de vous laisser dans cet état, je vais poursuivre tout de même ma réflexion.

Vous me trouvez centré sur moi ? Vous avez bien raison.  Pourquoi ?
Parce que JE suis la seule personne qui ne m’abandonnera jamais.
Et JE vis ma vie.
J’ai établi mes propres repères afin de stabiliser MON univers.

OUI ! Je suis le centre de MON univers mais pas le vôtre.  Théoriquement, la fusion de deux univers ne peut être néfaste qu’à chacun d’eux.

Donc, je passe en premier dans ma vie, OUI ! Car JE suis seule.
Ma satisfaction passe en premier ? C’est ce que VOUS pensez.

Malgré le fait que je suis centrée sur moi-même, le bien-être des gens qui m’entourent, qui gravite dans mon univers mais toujours au centre du leur, est important pour moi.

Je pars du principe que le bien-être de chaque humain ne peut apporter que le bien-être des autres.  Une réaction en chaîne.  Je suis soucieuse du bien-être collectif, de la nature, de la vie, de l’être en premier de tout.

Ceux et celles qui me connaissent bien, savent que l’humain passe avant toute chose.  Je suis à mille années lumières des gens superficiels mais, je ne les juge pas.  Le respect !  Si toi, tu es bien dans ce que tu es, la façon dont tu évolues dans ton univers, que tu es heureux, je ne jugerai pas, je vais te respecter.

Le jugement est facile.  Mais plantez un clou dans une planche, enlevez-le, il restera toujours un trou.  C’est une plaie, qui devra cicatriser, qui est douloureuse.

Je, me, moi ? Oui ! Je passe en premier dans ma vie, je prends soin de moi parce que si je ne le fais pas, personne ne le fera à ma place !

Appelez ça de l’indépendance, de l’autonomie ou encore de la prétention, vous avez le droit mais, ne venez pas me dire comment je dois vivre ma vie, vous allez frapper un mur.

Ce dont je demande : cessez de me juger !
Respectez-moi dans ce que je suis.

Acceptez-moi telle que je suis, si vous n’êtes pas en mesure de le faire, tassez-vous de mon chemin et sortez immédiatement de mon univers, sinon… vous rencontrerez ma rage de vivre…

Conclusion

Ni voyez pas de menace, mais une promesse !  Transparente, je resterai !

Renée L’Abbé
22 novembre 2011

Aime-toi assez

Leçon de vie #2 :
Aime-toi assez
Aime-toi assez

Aime-toi assez pour foutre le camp !

Quand on est « pogné dedans », on ne voit plus clair!

Parce la violence psychologique ça commence len-te-ment et parce que les bourreaux sont bons pour faire du « grandiose », du « merveilleux » et sont souvent des personnes « passionnées »…au début…

Toi qui lis ceci, j’aimerais te dire que si ton conjoint :

-Pète des coches pour des niaiseries une journée et t’offre la lune le lendemain sans s’excuser…ce n’est pas normal!

-Te « pousse » à lui dire ce qu’il veut entendre…ce n’est pas sain!

-Demande de regarder par terre (WTF?)…c’est trop!

-Remets en question que ton docteur est un homme…c’est pousser le bouchon!

-Fait une crise parce que tu as fait un sourire au serveur…c’est juste inconcevable!

-Suis chacun de tes mouvements…même si tu es dans la maison…c’est de la folie!

-Te texte constamment aussitôt que tu pars…c’est insensé!

-T’appelle en « vidéo » pour être sûr que tu es là où tu dis être…c’est un manque de confiance pur et simple!

-Il te suit à l’aide d’un GPS et tu le découvres…c’est effroyable!

-Te terrifie en te bloquant le chemin en te confinant dans une pièce…c’est intolérable!

-Pique une crise après chaque fête importante parce qu’il trouve que tu n’as pas démontré « assez » de reconnaissance…c’est briser chaque moment de joie!

-T’isole tranquillement de tes proches…

Toi, tu n’es pas seule

Même si tu penses être seule, que tu ne vois pas de porte de sortie, regardes autour de toi et parles, ta liberté elle t’appartient et il n’y a aucune raison de s’infliger une vie médiocre. Nous méritons tous le bonheur et une vie épanouie.

Et SURTOUT… pardonne-toi, tu n’es pas responsable de ses agissements et de son mal-être… mais responsable de ton bien-être!

Finalement… commence à comprendre que tu mérites d’être heureuse.

…Aime-toi assez pour foutre le camp!

France Grandmaitre, collaboratrice
La Renelle

P.S. Messieurs…il y a des femmes comme ça aussi en passant…les mêmes conseils s’appliquent pour vous!

 

 

Ma relation avec… le ski…

Le ski
Le ski

Mon premier contact avec le ski fut avec ma classe de 4e année.  Nous avions une activité sportive dans le cadre de notre cours d’éducation physique.  Ski de fond.

Le professeur nous a montré comment entretenir nos skis soit, les cirer.  Au départ, je croyais que la couleur de la cire était pour notre créativité.   Grosse déception en comprenant que c’était pour le type de neige.  Alors, armé de notre cire, nous avons étalé tant bien que mal le fameux produit en essayant, je dis bien, essayant, de ne pas créer d’accumulation communément appelée « mottons ».

Vient le moment magique de mettre en pratique le peu de nos connaissances à l’extérieur. La journée est magnifique, le ciel bleu avec un soleil qui brille de mille feux sur la neige scintillante.

Emmitouflés comme des bonhommes de neige, nous mettons en branle l’expédition, à queue leu leu.  Nous évoluons dans les sentiers.  Tombons parfois. Rions. Joues rouges.  Regards brillants.  Souffles courts, l’air est froid et craquant.

Rendu au pied de la colline où nous glissions en « crazy carpet », le professeur nous explique que nous allons faire des concours d’habiletés, à même la montagne.

Ski de fond mais…

Entre autres, il a installé des espèces de bâtons à l’horizontal pour nous inciter à nous accroupir sur nos skis pendant la descente… de la montagne…  Pendant le primaire, j’étais l’une des plus grandes de la classe.  Pour la course à obstacle, les bâtons sont installés pour la moyenne des enfants… pas pour moi.

Je m’élance.  Je m’accroupie rapidement, me relève, m’accroupie pour le deuxième, me relève et… manque mon coup pour les trois prochains bâtons… je les « pète », ils débarquent de leur support.  Accélère, perd le contrôle, essaie de m’arrêter mais j’ai aucune notion de ski… alpin… avec des skis de fond… je termine ma course dans le bas dans la pente, dans les buissons… piquants.

Après m’être démêlée des arbustes, étant de nature persévérante, je tente ma chance une 2e fois.  Pourquoi pas ? Je manque le premier bâton, le 3e et le 5e, en fait, le 5e, j’ai passé à côté… essaie d’arrêter sur les conseils du professeur, mes skis se croisent et je… tombe… plante et culbute… mon visage sert de niveleuse… j’abandonne. Je tiens à ma peau, tout de même.

C’est maintenant le départ, nous prenons un nouveau sentier à même la montagne.  Étant plus grande, je suis dans les dernières, les plus petits en avant.

Aucune maîtrise

Je suis également plus pesante, j’accélère donc plus rapidement.  Avec mon allure, je sais que si je continue, je vais jouer aux quilles avec les petits poucets, en avant de moi.

Afin d’éviter des blessures, je me dis que je devrais m’accrocher à un arbre avec mon bras droit pour ralentir ma descente.  Aussitôt pensé, aussitôt fait.  Je m’accroche avec vigueur au premier arbre, un bouleau ! Et… non, je n’ai pas fait le tour de l’arbre, j’aurais aimé mieux… non, l’arbre est tombé !  Il était pourri.  Comprenez-vous ? Pourri ! Insulte suprême ! Je veux m’accroche après un arbre et il tombe !

Mon Dieu ! Suis-je si pesante ?  Non, malchanceuse !  Quelles sont les probabilités de tomber sur un arbre pourri en forêt au moment même que tu t’accroches désespéramment ?  En fait, je suis chanceuse, je déjoue toutes les probabilités. Maintenant, dites-vous bien que je veux essayer l’escalade…

Ski alpin

Je peux vous garantir que j’ai mis les skis de côté de ma vie, pour un temps.  Mais à 32 ans, j’ai essayé le ski alpin.  En fait, je dirais plutôt faire le chasse-neige.  J’ai énormément de temps pour admirer le paysage pendant la descente, je vais tellement… lentement…

Mon défi ? Le remonte-pente ! J’ai le vertige.  Le moniteur me dit simplement de regarder au loin ou de le regarder… par chance qu’il avait de beaux yeux ! Mais… faut descendre du remonte-pente ? Angoisse totale !  J’ai réussi… j’étais absolument magnifique en pantin désarticulé… une grâce naturelle… heureusement !  C’est à partir de ce jour, que j’ai installé mon nez de clown… en fait, je l’ai greffé.

La descente…

Ma première descente fut mémorable, pour moi, pour le moniteur, pour un sauveteur et… nombreux curieux.  J’ai essayé vainement d’éviter un skieur… expérimenté… âgé de… 9 ans… j’ai accéléré, perte de contrôle et… une culbute digne des plus grands skieurs olympiques… aux bosses… j’en ai même pas perdu mes skis…

Heureusement que je suis élastique… le sauveteur qui a assisté à ma chute était certain que j’étais cassée en morceaux… il ne voulait pas que je bouge d’un poil pendant qu’il voulait aller chercher la planche dorsale… je ressemblais à une boule de neige avec un bras, l’autre étant en-dessous de moi, une jambe virée à l’envers mais surtout… surtout… de la neige dans les yeux, les oreilles et le pire, le pire de tout, dans le nez ! Comment on enlève la neige dans le nez ? C’est ça…

Pas si pire, oui mais…

Alors, avec mon tout nouveau nez de clown fraîchement greffé, j’ai éclaté de rire ! Je me suis dépliée et repliée… essayé tant bien que mal à me remettre sur mes pieds à la plus grande stupéfaction du sauveteur, en lui disant gentiment : « Ne non, je n’ai pas besoin d’aide, je suis grande et autonome depuis longtemps ». Retombe sur les fesses. Hop ! Debout ! Non sans faire ma « stépette » de clown !

J’ai eu le temps de refaire deux descentes dans l’après-midi.  Je pensais avoir mal partout mais non… pas tout de suite… le soir !  Je voulais aller danser avec mon amie Carole au Cab… Danser ? NON ! J’ai bu !  Plus je prenais de bière et moins je sentais mes muscles douloureux… en feux… qui hurlait : « maudite folle ! Pu jamais !! ».  Vous comprendrez que j’ai dormi comme… un robot, vous savez celui dans Perdu dans l’espace ?… DANGER !! DANGER !!… avec un dysfonctionnement de ses membres… et le lendemain… et bien… j’aime mieux ne pas me souvenir.

Retour possible ?

Est-ce que je suis retournée au ski ? Oui !  Pendant que j’effectuais une descente, ma nièce de 10 ans en faisait quatre… et elle était, elle aussi, une débutante.

Alors, imaginez ma face lorsque mon amoureux à l’époque me proposa d’aller faire du ski dans les Laurentides !

Calcul mental rapide.  Le temps que ça me prend au Kanasuta à descendre, son temps à lui.  Son temps pour descendre une pente dans les Laurentides… règle de trois… ma réponse : « Heu… il va falloir que je monte sur la montagne dès 7 heures le matin si je veux être en bas pour le souper ! Non ? »

Je n’ai pas peur, ni du ski ni du danger… en fait, je suis dangereuse !  Je sais, telle est ma devise : « Soyez dangereux ! »

Vais-je y retourner ? Probablement que oui, avec quelqu’un de… patient et… surtout convainquant, bien convainquant… mais… je ne crois pas qu’il soit encore né !!

Renée L’Abbé
15 novembre 2011

Tomber… pour se relever

Tomber... pour se relever
Tomber

Tomber.  Lorsque nous tombons, pendant une fraction de seconde, nous sommes en suspension.  Lors de sa durée, nous avons l’impression qu’aucune loi de la physique n’a d’emprise sur notre corps.

Au moment que cette fraction de seconde se termine, les lois de la physique redoublent d’efforts afin de nous amener au sol.

La chute en elle-même n’est pas douloureuse.  L’atterrissage l’est amplement.  La douleur peut vous clouer au sol pendant un temps.

Le désir de poursuivre son chemin et l’autodérision nous permettent de nous relever. Cette capacité à nous relever est la résilience.

Que la douleur ait été intense ou non, nous devons prendre le temps de laisser place à la guérison.  Seul le temps peut réparer les blessures.

Malgré le fait que nous tombions, nous apprenons à continuer à marcher.  Nous apprenons à éviter les plaques de glace, à porter des chaussures adéquates et à se dire que si nous retombons, il faut juste se laisser aller de façon à tomber mollement pour que la chute soit moins douloureuse.

Maintenant, si on comparait le concept de « tomber » lorsque nous vivons une séparation; une séparation étant une coupure avec une deuxième personne ou un environnement.

On tombe.

La suspension serait l’impression d’irréalité que nous vivons : «Voyons, ça ne se peut pas! Je rêve, je fais un cauchemar.  Je dois me réveiller ! »

La réalité brutale nous rattrape rapidement et nous fait tomber d’une hauteur vertigineuse.  À partir de ce moment, nous perdons nos repères et la réalité devient extrêmement douloureuse.

Nous devons accepter de vivre cette douleur et laisser court au déversement de la rivière en nous.  Les larmes sont l’expression du corps à être incapable de maintenir le surplus d’émotion.  Une amie me disait : « Lorsque tu pleures, c’est un signe de guérison ! ».

Pourquoi ne pas se donner le droit de pleurer? On nous apprend pourtant le contraire.  Quand nous sommes petits, nos parents nous prennent dans leurs bras et nous disent : « shuuutt, c’est assez de pleurer comme ça, c’est pas grave, ça va passer ».  Pourquoi faut-il cesser de pleurer ? Ce n’est pas vrai que ce n’est pas grave, pour moi, parfois, c’était vraiment la fin du monde. C’est la même chose pour l’enfant, pourquoi ne pas le laisser pleurer sa peine ? N’est-ce pas lui dire que sa perception de ce qu’il ressent est fausse?

Lorsque nous pleurons à chaque fois qu’on en ressent le besoin, nous pleurons de moins en moins longtemps.  Aucune accumulation et nous vivons nos émotions dans le moment présent.  Et cette peine ne se transformera pas en colère ou en frustration.  Étant tous différents des uns des autres, la période d’être par terre pour ne pas dire sur le cul est vécue différemment par chacun d’entre nous.

C’est notre capacité à accepter ce qui nous arrive, à vouloir aller de l’avant qui nous tend à vouloir guérir.  Même si on le veut ardemment, seul le temps permettra à la guérison de se manifester sous différents comportements ou signes.  Par exemple : notre langage change, au lieu d’utiliser des « je dois » « il faut » on utilise « j’aimerais » et « je veux ».

La résilience que nous possédons nous mettra dans l’action afin d’agir et de rétablir l’ordre et la stabilité de notre univers et de nous permettre ainsi de refaire nos propres repères qui eux, ne seront pas à la merci d’une tierce personne.

Nous sommes dans la reconstruction.  Nous analysons nos faits, gestes et la situation afin d’être en mesure d’éviter la douleur lors d’une éventuelle chute.  Malgré le fait que nous évitions les plaques de glace et que nous portions les bonnes chaussures, rien nous promet qu’il n’y aura pas de risque de chute.  Il suffit de se laisser aller.

Selon moi, la pire chose à faire est de cesser de marcher par peur de tomber.

Finalement, la vie est dans l’action, n’attendez pas à l’abri, vous allez manquer le spectacle.

Riez et dansez comme si personne ne vous regardait mais surtout n’arrêtez pas, nous n’avons qu’une vie à vivre.  À vous de choisir !

Renée L’Abbé