Mon amie… silencieuse

Amie
Amie

En passant devant ton bureau, dès le premier regard, j’ai su… mon amie silencieuse.

Ton non verbal ne parlait pas… il hurlait la douleur que tu ressens au plus profond de toi.

Je t’ai offert un sourire.  Mais le tiens, te demandait des efforts surhumains et… ressemblait étrangement au sourire de Gouloum dans le Seigneur des anneaux.

Et pourtant, l’effort y était… terriblement.

À l’arrivée à mon bureau, je me suis empressée de t’envoyer un courriel.

Moi : « Que se passe-t-il? »

Toi : « Ahhhh… si tu savais… »

Moi : « Je descends! »

Toi : « Non, laisse faire… je vais m’en sortir »

Moi : « Que fais-tu ce midi ? »

Toi : « Je pleure »

Moi : « Je vais te rejoindre, on dîne ensemble »

Toi : « Ok, merci! »

Moi : « Ben voyons, pas de danger que je te laisse dans cet état »

J’arrive à ton bureau et… de grosses larmes roulent sur tes joues.

Simplement.  Sans bruit.  Inquiétant.

Je m’assois.  J’attends.

Puis, doucement, les mots sortent comme un paquet de lettre de scrabble… aléatoires… incohérents… tu te calmes un peu… tu soupires… soulage ton magnifique nez… bruyamment… et là, tu reprends ton histoire…

Je me lève, fais le tour de ton bureau et je t’offre un magnifique câlin.  Tu pleures encore.  Ta tête s’appuie sur mon épaule, tu soupires… du plus profond de tes tripes.

Je te relâche et je dois avouer que je crains que tu t’effondres par terre, tu sembles si… « chambranlantes »…

Tu lèves la tête et me sourit… un sourire minuscule mais sincère… je suis en train de te réchapper…

Un petit commentaire…

Tu me réponds par une joke… tu es saine et sauve…

Ton désespoir, ta détresse, ta tristesse… sont passées… la prochaine fois… essaie de ne pas les laisser entrer… car…

Ton sourire, ton humour, ta joie… sont un rayonnement pour tous ceux qui t’entourent, te croisent, t’aiment… ton éclat est nécessaire à la vie, à notre vie.

En tout temps, tu ressens le besoin de parler, de pleurer… viens me voir, appelle-moi mais parle-moi… mon épaule sera toujours là pour toi… mon amie…

Renée L’Abbé
3 novembre 2011

Cause… toujours !

Cause
Cause… toujours

Cause pour cause, peu importe laquelle.  Toute cause est humble et importante.  Mais.

Arrêtez de nous fatiguer pour changer la photo de profil en soutien pour la recherche du cancer du sein, pour les victimes xyz, pour savoir si vous êtes une pomme ou célibataire.

Des causes, j’en ai à cœur, solide en plus !  Première cause que j’ai adhéré : la fondation hospitalière de Rouyn-Noranda.  Oui, parce que, quand tu fais face au cancer à 26 ans, ton monde rose bonbon de pète dans face solide.  Grâce à la fondation, plusieurs examens nécessitant un voyage dans une »grande » ville est maintenant chose du passé.  Nous pouvons maintenant avoir droit à ses examens ici, en région grâce à ces fondations.

Deuxième cause qui me tient à cœur : la Maison de l’Envol.  Soins palliatifs, l’endroit où l’on peut terminer notre vie en toute dignité.  Plus d’une personne proche y est passée pour finir sa vie en douceur avec un accompagnement digne de ce nom.

Ce sont mes deux causes que j’ai choisies de soutenir systématiquement depuis plus de 10 et 20 ans.  Naturellement, je vais donner pour la recherche  contre le cancer du sein parce que je suis avant tout une femme, j’achète toujours un billet pour la maison Tanguay ou Enfant soleil et je donne des sous à la table Mira sans prendre l’objet qui va avec.

Voyez-vous un cœur dans mon profil ? Non.

Ou un carré noir ? Non.

Un fruit ? Non.

Pourquoi ?

Parce que, personnellement, je trouve que ça sert à rien.  Vous voulez faire une différence ? Allez soutenir une personne qui se bat contre le cancer.  Juste être là pour l’écouter, se vider le cœur ou simplement dire comment elle va.  Soyez là pour votre amie/ami qui vit une situation d’harcèlement en l’accompagnant pour dénoncer ou encore lui indiquer où aller pour obtenir du soutien psychologique.

Évidemment de savoir que vous êtes une pomme, un ananas ou une citrouille, je m’en contre fiche.  Si je veux savoir comment va votre vie, je vais vous le demander lors de notre prochaine rencontre.

Le problème avec ces demandes, selon moi, ça déculpabilise les gens en mettant un cœur ou un carré et ce, peu importe une autre couleur.  Ils ont l’impression d’avoir fait leur part alors que, faire sa part, c’est avant tout d’être dans l’action envers les personnes concernées.  C’est tout d’abord de participer à la mise en place de prévention pour éviter que les enfants qui poussent derrière nous,  vivent des moments traumatisants.  Simplement, c’est d’être là, dans la vraie vie, pas juste sur le web en cliquant J’aime ou encore en mettant un mot, et pire, de partager un statut que vous n’avez même pas créé vous-même.  Donc, faites l’effort d’agir physiquement, verbalement pour défendre la veuve et l’orphelin.

Aussi, au lieu de partager un statut sur une maladie, sortez donc au moins 5 $ et faites un don en ligne pour la recherche contre cette maladie.

En conclusion, c’est dans l’action qu’on va changer le monde, pas en un simple clic sur les réseaux sociaux.  En plus, je vous mets d’ailleurs quelques liens pour donner. La rudesse de mes propos démontrent seulement mon impatience et non mon manque d’empathie.

Et finalement, je vous propose une page fb pour une petite fille qui s’est mise dans l’action suite au cancer du sein de sa mère et celui de sa marraine qui en est décédée : Les petites Folies de Noëllie.  Encouragez-la !  Peut-être que vous pourrez prendre exemple.

La Renelle

Fondation hospitalière de Rouyn-Noranda (Site)

Fondation Maison Tanguay (Site)

Maison de l’envol (Site)

Pour la recherche contre le cancer du sein (Site)

Diabète Québec (Site)