Toi, simplement

Toi, quand je te regardes

Émerveillement.  Yeux brillants. Sourire. Je n’ai pas assez de yeux pour te regarder, toi. Tout mais absolument tout chez-toi attire mon regard tel un aimant.

Ton visage
Toi, simplement
Toi, simplement

J’aime regarder, lentement, chaque détail de ton visage. Ton sourire, dont les coins se soulèvent dès que tu t’aperçois que je t’observe minutieusement.

Tes lèvres si douces, légères et fermes. Un nez droit et fin avec une légère déviation, résultante d’un combat de boxe de jeunesse.

Des yeux doux, remplis d’étoiles.  Si tendre ou espiègle dont les rides à leurs coins témoignent de ton aptitude à sourire, à rire.

Les filets argent qui sillonnent tes cheveux, un signe de maturité pour ne pas dire de vieillesse car tu es encore jeune ! Ou encore, leur épaisseur qui ne demande qu’à recevoir ma main, qui passe au travers, doucement.

Ton corps

Tes épaules et ton torse, sur lesquelles j’aime reposer ma tête, en toute confiance, en toute sécurité; le monde pourrait s’écrouler et je n’ai aucune crainte, je me sens protégé au sein de tes bras.

Tout ton corps entier est une invitation, à regarder, à admirer, à embrasser tendrement.

Avec tes mains si habiles que ce soit pour cuisiner ou prendre mon visage, douces et rugueuses à la fois, un merveilleux mélange.

Ton esprit

Il n’y a pas que ton physique que j’admire mais ton esprit, ton sens de la répartie, ton intelligence, ton humour, ta foi et ton âme.

Tu me fascine, tu es beau, tu es un homme bon.

J’aime t’écouter quand tu me racontes des anecdotes sur ta vie, tes enfants, ta famille ou encore ton travail.

Ton regard sur la vie est celui d’un enfant émerveillé qui découvre enfin la vie à sa juste valeur.

J’aime voir ton regard, quand tes yeux sont dans les miens… j’y vois le reflet de ce sentiment qui nous lie, toi et moi, mon prince.

Renée L’Abbé
15 mars 2012

Tout s’effondre

Quand tout s’effondre

Tu souris, ta vie est belle. Puis, c’est le brouillard le plus complet. Tout, tout s’effondre sauf… la douleur, qui elle, augmente d’une façon exponentielle.

Tout s'effondre
Tout s’effondre

Tu ne sais plus quoi faire, quoi dire, ni quoi penser.

Même si tu retournes tout dans ta tête, tu cherches le début de cet effondrement. Évidement, tu te dis, si j’avais su, j’aurais fait différemment.
Mais, personne ne sait à l’avance ce qui vient, personne.

Prends un peu de temps pour toi.
Pleure ta peine, pour l’aider à guérir.
Elle doit sortir de ton cœur, de ta tête et de ton âme.
Un jour, elle ne sera qu’un souvenir.
Prends un peu de temps pour toi.
Pour te retrouver, toi.  Pour t’aimer, toi.
Prends un peu de temps pour toi.
Pour reconstruire tes bases pour ta vie.

Suis ton rythme

Un jour à la fois, à ton rythme, suis chaque battement de ton cœur.
Lui seul peut te guider, vers cet amour de toi-même.

Tu as le droit d’être triste, de pleurer aujourd’hui.
Demain ?
Tu verras demain.  Un jour à la fois.

Souviens-toi, il y a toujours quelqu’un près de toi.
Tend la main… lorsque tu seras prête.
Ton silence sera respecté mais tes paroles, elles, seront écoutées.

Surtout, souviens-toi, nous sommes là, près de toi.

Renée L’Abbé
6 février 2012

L’urgence médicale

L’urgence et sa salle
L'urgence
L’urgence

J’avoue, l’urgence est un endroit que je visite moins d’une fois par année.  Alors, avant de m’y rendre, je m’assure auprès d’info-santé si je dois absolument y aller, mettons que je préfère passer mon tour.

Mais bon.  Y’arrive parfois, malgré notre non vouloir que nous soyons dans l’obligation d’aller : à l’urgence.

J’avoue, quand je suis malade au point d’aller à l’urgence, c’est parce que, c’est URGENT !  Comme chacun d’entre nous le pensons, naturellement.

Transport

Premièrement, je dois m’y rendre.  Je suis à pied et fortement incommodée par la douleur.  Et, j’avoue également par l’absence d’absorption de nourriture.  Aussi, par le fait que ma magnifique Honda 92 a soudainement décidé de jouer au Transformer et se modifier en magnifique « Tracteur Le Bruyant qui casse les oreilles et attire les polices ».

Je texte ma nièce afin de lui demander si elle était occupée, si non, si elle voulait bien venir me porter à l’urgence.  Telle une amazone sur son magnifique destroyer flambant neuf, elle arrive à ma rescousse, moi, pauvre tante en détresse.

Changement

À mon arrivée à l’hôpital, je suis un peu perdue.  Je cherche les gros cartons avec des numéros dessus. Je m’aperçois que l’urgence est rendue aussi technologique que moi.  Je dois appuyer une seule fois, c’est bien écrit en gros « Une seule fois », sur l’écran pour obtenir un numéro.  Magie magie ! En touchant l’écran somme toute tactile, la « machine » me crache un numéro.  J’ai failli crier ma joie croyant avoir gagner un lot.

Je choisis une chaise, pas n’importe laquelle ! Une, plutôt seule afin de me tenir loin des bibittes, c’est-à-dire, les autres patients.

Pas aussitôt assise, l’infirmière sort et crie mon numéro ! Je bondis de ma chaise, je veux être certaine qu’aucun hurluberlu en profite pour s’introduire dans la salle avec l’infirmière.  Prétextant se sentir moins bien, je la connais cette tactique là pour essayer de passer plus vite pis ça marche PAS, il te couche en arrière sur une civière !

Bingo !

J’entre, je viens pour jeter mon numéro et l’infirmière crie : « NONNNN ! »

Heu… je fige dans une position digne d’une patineuse artistique qui tombe, sans tomber. Elle doit le scanner avant ! AHHHH ! Ok.  Désolée, je le savais pas.

Et là, je dois déballer mon histoire déjà racontée à info-santé.  Elle prend ma pression, ma saturation et me mets le thermomètre dans bouche.  Pourquoi elle pose toujours une question quand on a ça dans la bouche ??  Et là, elle veut me l’enlever mais je le tiens ben, elle tire dessus et me dit : ok, c’est assez.  Je me sens comme une petite fille, elle me gronde encore.

Inscription et examen

Elle me donne un magnifique sac signé « biohazard » avec un petit pot et une éprouvette.  Enfin ! Je vais pouvoir commencer à faire des expériences.

NENON ! Elle m’explique la procédure pour qu’on analyse mon pipi ! Je peux déjà donner le résultat, brouillé, année 1969, robe longue, odeur ammoniaquée.

Mon expérience et ma connaissance de mon pipi ne semble pas l’impressionner du tout.  Avec un sourire, elle m’explique d’aller faire mon inscription et faire le test.  Inscription ? Test ?  Vais-je me retrouver en médecine ?

Alors, je vais dans le corridor, à gauche, je vois le guichet, je m’assois et entame la discussion avec la dame.  Je lui dis que je trouve que l’urgence est rendue full techno, que je me suis fait chicaner deux fois !  Elle me trouve drôle.

Elle m’explique que je dois aller porter mon formulaire d’inscription (non admissible à l’école, heureusement, avec les frais qui augmentent sans cesse).  Je dois l’insérer dans la fente dans le mur… par chance que l’hôpital est en bon état!  J’aurais très bien pu la mettre dans une fausse fente et glisser mon formulaire entre deux, deux par quatre !

Échantillon

Je m’élance avec toute la rapidité dont ma vessie veut bien m’offrir vers la salle de bain.  Tout une épreuve, aller à la salle de bain publique, dans un hôpital, sans toucher à rien.  Un exploit.

Alors, malgré mes acrobaties, je m’efforce de remplir le fameux petit pot, le déposer, me reculotter .  Transférer le précieux liquide dans l’éprouvette, j’ai réussi à avoir le minimum requis.  Pas question d’échapper quoi que ce soit, au pire, je cracherai dedans.  Mais non !  Retourne à l’urgence, remettre le tout à l’infirmière.  Je peux enfin m’asseoir… confortablement, c’est vite dit.

Urgence technologique

J’observe autour de moi.  Je suis littéralement subjuguée par la nouveauté et la technologie dont une télévision à écran plat diffusant des messages instructifs.

Dont le premier, qui me fit nettement sourire et, pas juste moi.  Le message débutait ainsi : «  La salle d’urgence est un endroit imprévisible… ».  Je regarde ma nièce avec des yeux ronds et je m’exclame : « Un endroit imprévisible ? Comme quoi ? On va voir apparaître des lutins et des clowns par les portes ? ».

Deuxième annotation surprenante.  C’est écrit : « Félicitations ! Vous êtes enceinte ! ».  Moi et ma nièce, on se regarde rapidement et on se dit : « Heu… le test de pipi, ce n’était pas pour un test de grossesse là… ».

Non mais, par chance que j’ai passé une échographie dans l’après-midi, je savais TRÈS bien que je n’étais pas enceinte.

On se demandait à qui s’adressait le message car, personne n’a semblé sauter de joie.  Un homme semble avoir eu une faiblesse après la diffusion du message, pauvre lui, personne ne lui a encore expliqué que les hommes de tombent pas « enceinte ».

S’orienter dans les dédales de l’hôpital

Puisque nous étions encore à jeun, nous avons pensé d’aller à la cafétéria ou plutôt aux machines distributrices se chercher un encas !  J’aime leur machine à l’hôpital ! C’était écrit sur le sac de chips que c’était santé ! Oui ! Oui ! Chips, c’est sans T !

Je dois avouer que j’ai eu une certaine crainte de me rendre au sous-sol, ayant oublié mon GPS, je risquais fort bien me retrouver à la morgue ou à la laverie.  Mais non ! Quand même, j’ai laissé des bouts de ficelle pour retrouver mon chemin saine et sauve.

L’attente

Chose certaine, je ne vous raconterai pas les 9 heures d’attente.  Vers minuit, ma nièce a abandonné, elle travaillait tôt le lendemain matin.  Heureusement, j’avais eu la vitesse d’esprit de me faire remplacer.

Vers 2 heures du matin, j’ai essayé tant bien que mal à m’installer pour roupiller un peu.  Je frissonnais. J’ai pensé que j’étais probablement fatiguée.  Je n’ai jamais pensé que je faisais de la fièvre ! Mais non !

J’ai somnolé, légèrement, à peine mais assez pour débuter un ronflement.  Vous savez, quand on se réveille en sursaut en se demandant si on ronfle ? Bien, au sourire des autres usagers à mon sursaut, je ronflais, c’est clair !

Siester

Je viens finalement à bout de me trouver une position légèrement confortable, à tomber dans un monde de vapeur.  Renée L’Abbé salle 7.

J’ouvre les yeux rapidement.  Mon cerveau me dit d’aller plus vite.  J’ai nettement l’impression qu’un des  usagers de la salle d’urgence a fait du macramé avec mes jambes.  C’est éternellement long à déplier, à me mettre debout. Je titube vers la salle 7. Enfin ! Je vais pouvoir dormir sur une civière confortable.  Êtes-vous déjà allé dans la salle 7 ?

Une fois, il y a fort longtemps.  C’est la salle pour faire les examens gynécologiques, test PAP ou encore victime d’agression.  Ce n’est pas une civière, c’est une table pour ausculter maudit viarge ! Juste assez large pour le corps mais, je dois retenir mes bras pour les empêcher de pendre, je ne peux pas m’assoupir, je vais tomber par terre ! Je suis frustrée !  Il est 3h15 du matin.

Par contre, étant une salle d’examen, on s’entend qu’il y a tout plein d’instrument intéressant pour s’amuser avec pendant cette période d’attente !

Arrivée du médecin

3h45.  La médecin finit par arriver ! Je grelotte littéralement sur le papier ciré.  Je me sens comme de la pâtisserie, en train de macaroner !

La docteure s’adresse à moi avec une affirmation, très sûre d’elle.  Elle a bien fait ses devoirs, elle a lu mon dossier médical avant d’entrer.  Je comprends maintenant pourquoi c’était si long, mon dossier est épais comme les pages jaunes de Montréal.

Dr : « Vous êtes sous coumadin. »
Moi : « Non »
Dr : « Ben oui, vous êtes sous coumadin! »
Moi : « NONNNN »
Dr : « Ben voyons madame, vous avez fait 5 embolies pulmonaires, vous êtes sous coumadin à vie ! »
Moi : « Non, la cause des embolies étant le Marvelon, contraceptif »
Dr : « ah ok ! je comprends, la cause étant retirée, vous êtes correcte. »
Moi : [fiouuu… je commencais à me demander si je devais me sauver!] « Exactement »
Dr : « Bon, qu’avez-vous? »
Moi : [l’infirmière tantôt, elle n’a pas pris de note?] et je réexplique pour la 3e fois ce que je vis.
Dr : «Je vais vous examiner »
Moi : [Envoye-donc, gâte-toi !]
Dr : « Vous avez mal? » En me trippotant l’abdomen.
Moi : [les yeux malins de douleur] « Ben oui ! C’est justement là que j’ai mal, la vessie ! »
Dr : « Ici ? »

Douleurs

Mes abdos se sont contractés à la vitesse de l’éclair. Elle me regarde et me demande ce qui se passe.

Moi : « Je vous l’ai dit tantôt que j’ai passé un écho pour un fibrome et vous venez de mettre le doigt drette dessus »
Dr : « C’est un coin du ventre qu’on aime pas voir de la douleur, l’appendicite … »
Moi : « Elle va bien, inquiétez-vous pas ! »
Dr : « Je vais écouter vos poumons et votre cœur »
Dr : « Respirez la bouche ouverte »
Moi : [RAAAAAAA…. RAAAAAAA]
Dr : « Encore »
Moi : [RAAAAAAA…. RAAAAAAA]
Dr : « Encore » en écoutant dans mon dos
Moi : (soupire) [RAAAAAAA…. RAAAAAAA]

Dr : « C’est quoi cette cicatrice ? »
Moi : [pendant une fraction de seconde, j’ai failli lui répondre, coup de couteau dans un bar] « Mélanome »
Dr : « Mélanooooome?? »
Moi : « ben, mélanome mélanome… de type 2 là »
Dr : maintenant en face de moi « Et vous avez survécu à ça aussi? »
Moi : [Elle la veut où mon autographe?] « Ca bien l’air que oui ! » [Je suis en avant de toi!]

Dr : « Deux solutions pour vous, vous avez effectivement une infection, soit vous demeurez 48 heures à boire beaucoup de liquide, si les symptômes ne disparaissent pas, vous revenez à l’urgence, sinon, je vous donne des antibiotiques »
Moi : [Elle me niaise ? Revenir attendre 9 heures pour une prescription?] Je vais prendre la prescription tout de suite, ça fait déjà 3 jours là, que je bois énormément de liquide et les symptômes s’aggravent! »
Dr : « Le problème avec les antibiotiques, vous pouvez développer une résistance »
Moi : « Inquiétez-vous pas, je n’ai pas l’intention de créer une résistance encore moins un putsch »
Dr : « Si les symptômes persistent, vous allez devoir revenir et repasser des tests pour savoir à quelle bactérie vous résistez… »
Moi : « Je ne résiste pas aux antibiotiques, je suis consentante et je peux même vous prédire une infection vaginale parce que vos antibios seront trop forts pour moi! »

Des pinules !

Et là, l’infirmière qui revient avec la prescription et son beau sourire m’informant que ma nièce a besoin, elle aussi d’antiobiotiques, que c’est important, c’est dangereux d’attaquer les reins.

Moi : [Pis le doc voulait me laisser encore 48 heures aux liquides ? J’ai déjà les reins en comporte qui me font mal…??]

Elle me donne un échantillon.  Go ! Vite dodo à maison… Dodo ? J’ai dormi 20 heures sur 24 heures, fiévreuse, mal partout… et ce, pendant deux jours !

Quand ma prochaine visite ? Pas avant une bonne vingtaine d’années, garantie !

Renée L’Abbé
4 juin 2012

Suicide pour en finir… une fois

Le suicide
Le suicide

On parle beaucoup de la prévention du suicide.

Mais, c’est encore tabou de dire que nous y avons déjà pensé.

La semaine dernière, je parlais avec ma TS (ben oui, je me l’ai approprié). Elle désirait me connaître mieux pour cerner adéquatement ma personnalité afin de m’aider dans ma demande d’outils pour vivre harmonieusement dans une famille recomposée, moi qui n’ai pas d’enfant et ce, même si mon chum me dit que je suis bien outillée pour y faire face.

Aline (faux nom bien sûr) me demandait si j’avais vécu des expériences traumatisantes, marquantes dans ma vie. Me suis dit : j’espère que t’as plus qu’une feuille de note là.

Le chat sort du sac

Alors, j’ai commencé par le début. Je suis née, c’est assez traumatisant hein ? Ensuite, je suis morte une fois, me suis noyée. Je voulais me démarquer en plongeant du mini-tremplin à la piscine et PAF ! Me suis pétée la tête dans le fond de l’eau. Tout se que je me rappelle, que même si je respirais, c’était de l’eau qui entrait en moi. J’étais rendue au point que, j’essayais même pas de m’en sortir. J’étais bien. Bref, cette histoire venait surtout à lui expliquer que, j’avais aussi, essayé de m’enlever la vie.. j’avais à peine 19 ans. Je revenais de Nicolet. Perdue.

Pourquoi ai-je pensé au suicide ?

À ce moment, j’ai regardé Aline et je lui ai dit : étrange, je suis incapable d’expliquer pourquoi je me suis rendue jusque-là. La seule chose que je peux dire, c’est que, j’étais tannée en tabarnac de souffrir, d’errer, de ne pas savoir, d’avoir juste mal, un mal par en-dedans qui me grugeait.

J’ai dit à Aline : et dire que moins de 7 ans après, on m’annoncait que j’avais le cancer et j’avais la détermination de le combattre, de vivre, de voir mon neveu et ma nièce graduer à l’université alors qu’ils avaient à peine 2 et 3 ans…
La complexité de désir ou l’absence du désir de vivre est difficile à mettre en mot. Encore plus aujourd’hui où mon désir de vieillir est assurément plus important.

Quel a été l’élément déclencheur pour me dire que je voulais en finir ? Un mot ? Un feeling ? Je m’en souviens même pas. Je me souviens juste du mal être et du couteau.

Main tendue

J’imagine que nous traversons ce type d’épreuve chacun à notre façon, nous nous en sortons grâce à une main tendue, la mienne, ma main salvatrice s’appelait Danielle et elle tenait dans la sienne celle de Réal. Ce soir là, ils m’ont sauvé, probablement sans le savoir.

Si vous vivez des moments sombres, tumultueux et que vous pensez au suicide, je vous souhaite de rencontrer votre main qui vous montrera que la vie, sera belle, pour vous aussi.

Renée L’Abbé
1er février 2016

La naïveté

Par définition, la naïveté est la simplicité, la grâce naturelle empreinte de confiance et de sincérité.

La naïveté
La naïveté

Voilà ! Je suis naïve.  Totalement.

Je viens de me rendre compte que…

Ben voyons ? Ça ne se peut pas !!

Comment se fait-il que…

Surprise !

J’en ai le souffle coupé… et…

Ma respiration s’accélère… mon cœur palpite…

Je sens mes joues rougir… par déplaisir…

Elles sont bouillantes d’indignation.

Un goût amer en bouche.

Mon cœur est gros. De me sentir bafouée dans ma naïveté.

J’ai froid.

Mes yeux sont tristes.

Aucun sourire.

Je me sens mal.

Mes yeux brillent… pas de mille feux… mais de mille larmes retenues pas un « je ne sais quoi »… ma vue se brouille…

Soupire.

Je déglutis péniblement.

Une larme glisse doucement le long de ma joue.

Déception.

TU mens.

Tu profites de ma naïveté.  Oui ! Je suis une personne qui croit que le monde est bon et honnête.  Je suis comme ça !  Je suis foncièrement honnête, confiante, droite et fidèle.  Je crois en ses valeurs.  Je les possède.  Alors, comment puis-je penser qu’une personne peut sciemment vouloir me tromper dans un but très précis ? Comment ?  Cette pensée ne m’effleure même pas l’esprit.

Et vlan dans les dents !  Je me rends bien compte que l’on abuse de moi, de ma candeur, de mon innocence face à la vie.

Ma déception est tellement grande.  Envers toi qui me ment.  Mais aussi envers moi, d’avoir cru ses mensonges.  Je suis blessée.  Trahie.  Non seulement je me sens naïve à l’extrême mais également « nouille » pour ne pas dire stupide.

Je crois que je fais partie d’une race en voie d’extinction.  Je fais partie de cette race dont l’être passe avant le paraître; dont la vérité prévaut au mensonge;  que l’honnêteté n’a pas de prix; que le visage que tu vois est mon être profond également reflété dans mes yeux.

Je suis en voie d’extinction parce que… voyez-vous… à force de se faire passer des « sapins », des « p’tites vites », de recevoir des coups sur la gueule… mon cœur risque de devenir de pierre… inconsciemment, je me protègerai contre les assauts extérieurs blessants… je deviendrai indifférente à autrui… le regard vide, les mâchoires serrées, déterminée… NON !

Je vous en prie !… arrêtez !

Préservez-moi ! Laissez-moi cette petite étincelle de croyance en la bonté de l’humanité, ne laissez pas la race naïve disparaître… ma survie en dépend !

Alors, avant de servir votre salade soigneusement composée, assurez-vous que la destinataire soit en mesure d’apprécier votre vinaigrette !

Renée L’Abbé
1er novembre 2011

Cause… toujours !

Cause
Cause… toujours

Cause pour cause, peu importe laquelle.  Toute cause est humble et importante.  Mais.

Arrêtez de nous fatiguer pour changer la photo de profil en soutien pour la recherche du cancer du sein, pour les victimes xyz, pour savoir si vous êtes une pomme ou célibataire.

Des causes, j’en ai à cœur, solide en plus !  Première cause que j’ai adhéré : la fondation hospitalière de Rouyn-Noranda.  Oui, parce que, quand tu fais face au cancer à 26 ans, ton monde rose bonbon de pète dans face solide.  Grâce à la fondation, plusieurs examens nécessitant un voyage dans une »grande » ville est maintenant chose du passé.  Nous pouvons maintenant avoir droit à ses examens ici, en région grâce à ces fondations.

Deuxième cause qui me tient à cœur : la Maison de l’Envol.  Soins palliatifs, l’endroit où l’on peut terminer notre vie en toute dignité.  Plus d’une personne proche y est passée pour finir sa vie en douceur avec un accompagnement digne de ce nom.

Ce sont mes deux causes que j’ai choisies de soutenir systématiquement depuis plus de 10 et 20 ans.  Naturellement, je vais donner pour la recherche  contre le cancer du sein parce que je suis avant tout une femme, j’achète toujours un billet pour la maison Tanguay ou Enfant soleil et je donne des sous à la table Mira sans prendre l’objet qui va avec.

Voyez-vous un cœur dans mon profil ? Non.

Ou un carré noir ? Non.

Un fruit ? Non.

Pourquoi ?

Parce que, personnellement, je trouve que ça sert à rien.  Vous voulez faire une différence ? Allez soutenir une personne qui se bat contre le cancer.  Juste être là pour l’écouter, se vider le cœur ou simplement dire comment elle va.  Soyez là pour votre amie/ami qui vit une situation d’harcèlement en l’accompagnant pour dénoncer ou encore lui indiquer où aller pour obtenir du soutien psychologique.

Évidemment de savoir que vous êtes une pomme, un ananas ou une citrouille, je m’en contre fiche.  Si je veux savoir comment va votre vie, je vais vous le demander lors de notre prochaine rencontre.

Le problème avec ces demandes, selon moi, ça déculpabilise les gens en mettant un cœur ou un carré et ce, peu importe une autre couleur.  Ils ont l’impression d’avoir fait leur part alors que, faire sa part, c’est avant tout d’être dans l’action envers les personnes concernées.  C’est tout d’abord de participer à la mise en place de prévention pour éviter que les enfants qui poussent derrière nous,  vivent des moments traumatisants.  Simplement, c’est d’être là, dans la vraie vie, pas juste sur le web en cliquant J’aime ou encore en mettant un mot, et pire, de partager un statut que vous n’avez même pas créé vous-même.  Donc, faites l’effort d’agir physiquement, verbalement pour défendre la veuve et l’orphelin.

Aussi, au lieu de partager un statut sur une maladie, sortez donc au moins 5 $ et faites un don en ligne pour la recherche contre cette maladie.

En conclusion, c’est dans l’action qu’on va changer le monde, pas en un simple clic sur les réseaux sociaux.  En plus, je vous mets d’ailleurs quelques liens pour donner. La rudesse de mes propos démontrent seulement mon impatience et non mon manque d’empathie.

Et finalement, je vous propose une page fb pour une petite fille qui s’est mise dans l’action suite au cancer du sein de sa mère et celui de sa marraine qui en est décédée : Les petites Folies de Noëllie.  Encouragez-la !  Peut-être que vous pourrez prendre exemple.

La Renelle

Fondation hospitalière de Rouyn-Noranda (Site)

Fondation Maison Tanguay (Site)

Maison de l’envol (Site)

Pour la recherche contre le cancer du sein (Site)

Diabète Québec (Site)