Toi, simplement

Toi, quand je te regardes

Émerveillement.  Yeux brillants. Sourire. Je n’ai pas assez de yeux pour te regarder, toi. Tout mais absolument tout chez-toi attire mon regard tel un aimant.

Ton visage
Toi, simplement
Toi, simplement

J’aime regarder, lentement, chaque détail de ton visage. Ton sourire, dont les coins se soulèvent dès que tu t’aperçois que je t’observe minutieusement.

Tes lèvres si douces, légères et fermes. Un nez droit et fin avec une légère déviation, résultante d’un combat de boxe de jeunesse.

Des yeux doux, remplis d’étoiles.  Si tendre ou espiègle dont les rides à leurs coins témoignent de ton aptitude à sourire, à rire.

Les filets argent qui sillonnent tes cheveux, un signe de maturité pour ne pas dire de vieillesse car tu es encore jeune ! Ou encore, leur épaisseur qui ne demande qu’à recevoir ma main, qui passe au travers, doucement.

Ton corps

Tes épaules et ton torse, sur lesquelles j’aime reposer ma tête, en toute confiance, en toute sécurité; le monde pourrait s’écrouler et je n’ai aucune crainte, je me sens protégé au sein de tes bras.

Tout ton corps entier est une invitation, à regarder, à admirer, à embrasser tendrement.

Avec tes mains si habiles que ce soit pour cuisiner ou prendre mon visage, douces et rugueuses à la fois, un merveilleux mélange.

Ton esprit

Il n’y a pas que ton physique que j’admire mais ton esprit, ton sens de la répartie, ton intelligence, ton humour, ta foi et ton âme.

Tu me fascine, tu es beau, tu es un homme bon.

J’aime t’écouter quand tu me racontes des anecdotes sur ta vie, tes enfants, ta famille ou encore ton travail.

Ton regard sur la vie est celui d’un enfant émerveillé qui découvre enfin la vie à sa juste valeur.

J’aime voir ton regard, quand tes yeux sont dans les miens… j’y vois le reflet de ce sentiment qui nous lie, toi et moi, mon prince.

Renée L’Abbé
15 mars 2012

Jugement de l’autre, de soi

Jugement des autres, de soi
Jugement des autres, de soi

Le jugement peut être positif ou négatif.  Celui dont je veux vous parler est celui qui abaisse, détruit l’autre.  Le négatif.  Celui que certains utilisent pour se trouver meilleur, eux-mêmes.  Qui fragilise les êtres au détriment d’idées préconçues sur le bon ou le mauvais.

Maintenant, je me considère comme une personne qui s’abstient de juger.  Je vous avoue, je n’ai pas toujours été ainsi, j’ai déjà eu le jugement facile et aussi rapide qu’un cowboy dégainant son arme.

Quand le couperet tombe

La pire fois, quand j’avais le cancer.  J’avais jugé les voisins « B.S. » qui se droguaient et nourrissaient mal leurs enfants; pourquoi eux n’avaient pas le cancer? De par leurs agissements, ils le méritaient non ?

D’accord, mon jugement a duré à peine 5 minutes. Puisque, personne, mais personne ne mérite d’être malade.  C’est à ce moment que j’ai pris conscience de ma facilité à juger les autres.  Et ce, malgré les belles phrases que l’on publie telle que : «  Tant que tu n’as pas marché un mille dans les mocassins de l’autre, tu ne peux comprendre et juger ».

Il m’arrive parfois, de juger. Et à l’instant où mon marteau de grand juge frappe, une petite voix doucereuse me chuchote : « Tu es qui, toi, pour juger l’autre ? ».  Indéniablement, elle insiste jusqu’à ce que je réponde : « Personne de si important ».  Simplement.  Je ne suis pas en mesure de juger quiconque ou action.

Quel jugement ?

Je remarque que le jugement se porte sur tout.  Tout le monde a une idée précise de ce qu’est la vérité ! On juge quelqu’un de laid ou de gros; on se base sur quoi exactement ? Sur les fameux critères de la société qui changent au gré des modes ?

Si on juge quelqu’un d’imbécile parce qu’il n’a pas l’intelligence moyenne, et si l’imbécile était celui qui juge sans savoir, sans connaître? L’intelligence ne repose pas que sur un chiffre du quotient intellectuel.  Elle englobe beaucoup plus de facteurs.  Juger une personne sur son passé, elle était dans le « mauvais » chemin et aujourd’hui, malgré sont 180 °, les gens la considère encore comme une personne perdue dans le côté obscure.

Il y a ceux qui condamnent les autres à cause de leur passé. Mais, il y a aussi ceux qui jugent sans connaître l’être, en lui-même.

Le jugement dans le temps

J’avais trouvé une phrase sur le jugement : le jugement est basé sur le passé.  Je me trouvais bonne d’avoir sorti cette phrase de ma tête.  On ne peut juger sur un acte futur, il n’existe même pas ! Le présent se passe en ce moment, difficile de juger l’impact de l’acte ou encore de lui-même. Donc, j’en ai déduit que l’on ne pouvait que juger le passé.

Le passé est passé.  Seul le présent et les actes posés maintenant sont importants, selon moi.  Je ne possède pas la science infuse mais un gros bon sens.  Étant une personne vivant dans le présent, le plus possible, le passé peut servir de repères pour certain mais pas pour moi.

Par contre, mes repères sont en constante évolution, ils sont à l’intérieur de moi, où que j’aille, quoique je fasse ou avec qui que je sois.  En vivant mon moment présent, j’essaie de m’abstenir de juger les autres. De les accepter, tels qu’ils sont, avec leurs défauts et leurs qualités mais surtout, avec leur passé.

Accusé de

On m’a accusé dernièrement de juger les autres durement avec mes chroniques.  Je ne jugeais point, je constatais.  J’émettais seulement mon opinion, sans pointer quiconque et jamais, au grand jamais dans le but de blesser.

Je trouve malheureux, le jugement et les juges mais également, les observateurs qui n’osent pas se lever pour dénoncer.  Dénoncer les sentences, qui parfois, mette à mort de nouvelles personnalités, de nouveaux êtres, fraîchement arrivés dans ce monde.

Nés non de par leur naissance physique mais par leur nouvelle prise de conscience de la vie, de l’humanité.  Mais aussi de leur désir d’apporter du bien à cette société en manque de bonheurs, de bonté et de croyance en l’humanité, la vraie.

Je suis une personne qui donne une 2e chance aux autres.  La vie m’a donné la mienne à plus d’une reprise.  Je vais vous avouer que le pire jugement, celui qui est difficile à pardonner, est le nôtre.

Je ne peux pardonner le jugement d’un inconnu et même d’une amie, c’est son jugement et non le mien.  Par contre, me pardonner d’avoir souhaité la mort d’une personne.  Ou encore d’avoir détesté des gens, de m’avoir détesté moi-même, le pas est nettement plus grand et hasardeux à effectuer, mais tellement nécessaire afin d’évoluer.

Comme si bien dit par une amie : juger moins et juger mieux, n’est-ce pas un geste d’humanité et de bonté ?

Renée L’Abbé
18 février 2012

Conviction envers toi

Plus qu'une conviction
Plus qu’une conviction

Avec conviction, je réalise après coup, que je m’étais ancrée dans ma zone de confort.  Puis, je t’ai rencontré.  Dès le premier souper, ça coulait de source.  Nous discutions de tout et de rien, les yeux dans les yeux, par moment, ton regard m’intimidait au plus haut point.

Après notre première rencontre, à peine 15 minutes après s’être dit « au revoir », tu m’envoyais un texto pour me dire que tu avais apprécié ma compagnie et désirait fortement me revoir.

J’aurais probablement hésité mais.  Mais, une force indéfinie pour ne pas dire obscure, me poussa à te répondre immédiatement en acceptant ta proposition.

Puis, lors de nos nombreux échanges, je t’ai dit que je te trouvais « dangereux », pas dans le sens de mauvais ou méchant mais bien, dangereux dans celui qui pourrait bousculer ma vie et me voler mon cœur.

Ma conviction envers moi

Malgré tout.  Je demeurais campée sur mes positions.  Nous ne serions que des amis.  Mais, avant notre deuxième rendez-vous, je savais déjà ce qui allait se passer et comment j’allais m’habiller, te parler.  C’est exactement comme mon scénario que notre deuxième soirée se déroula, et quelle soirée !

Tu as compris tout de suite, ma peur de m’engager.  Tel un animal sauvage, je crains le chasseur.  J’aime être dans la position de celle qui chasse sa proie.  Plus prévisible, plus en contrôle et, moins de risque de m’exposer à une perte.  Tu as compris, pour m’approcher, tu devais prendre ton temps et me laisser, m’avancer, doucement.  Et toi, calmement, malgré la tempête qui se déchaînait en toi, tu m’as laissé du temps.

Conviction envers toi sans savoir

Lors de mes vacances dans les Caraïbes, j’avais dans mon livre d’écriture, ma liste de critères pour mon prince charmant.  Un matin, ne pouvant dormir, je prenais un café dans le restaurant désert, je refis la lecture de ma liste.

Tel un coup de massue en plein front, je me suis dis : « heu… ayoye… mais, c’est Daniel! ».  Choc.  Déni.  Classa cette idée au fond de mes tiroirs à l’intérieur de moi.  J’avais peur, peur d’admettre que, sans que je ne m’y attende, la vie venait de me présenter mon prince.  Sans mon consentement.

Déclaration

Tu n’exigeais rien de moi.  Tu m’a même avoué que tu étais en train de tomber amoureux de moi.  J’ai eu peur… de te faire du mal, de la peine.  Tu m’as fais comprendre que ces sentiments t’appartenaient et que je ne pouvais rien n’y faire, aucune responsabilité.

Je suis allée chez-toi, tu m’as dit à deux reprises, coup sur coup, laisse-toi aller. Et, je t’ai écouté, avec mon corps, mon cœur, ma tête et mon âme.  Un choc sismique m’a traversé de la tête aux pieds. Mais.  Je ne voulais pas le dire, me le dire, me l’avouer.  Pas encore.

Lors de mon retour, j’ai eu du temps avec moi-même.  Je me suis avoué que j’avais ressenti quelque chose d’important, sans chercher à l’identifier.  J’étais bien.  Je n’avais pas peur !

Me laisser aller

Après plusieurs discussions avec… moi, j’ai pris une décision importante pour moi, et pour toi.  Je savais que lors de notre prochain rendez-vous, je te ferais part de mon désir de me laisser aller, d’essayer avec toi.  Parce que… oui, je suis bien, oui, ça clique sur tous les points de vue.  Mais surtout parce que moi aussi, je suis en train de tomber amoureuse de toi et surtout, je me vois vieillir avec toi.

Avec conviction, j’ai décidé de faire le grand saut ! Celui de cueillir cette fleur qu’on appelle l’amour qui pousse près du précipice.  Je la cueille avec plaisir parce que, tout simplement, je suis heureuse et tellement bien dans mon présent.

J’avoue que j’évite de penser au futur.  De toute façon, je ne sais pas ce qui s’en vient sauf que, nous avons deux rendez-vous importants pour la fin de l’été.  Un 50e anniversaire de mariage et le mariage de mon ami.

Présentement

Je vis mon moment présent, intensément.  J’ai trouvé en toi, une personne extraordinaire.  Le regard que tu portes sur moi, me rend heureuse et je me sens comme une princesse.  Nos discussions si intelligentes et si drôles me comblent, me rassasient.  Tu me portes plein d’attentions, aussi simple qu’un « texto » ou un mot gribouillé avec sourire sur une boîte, que des fleurs offertes ou encore de me donner de ton temps.

De nouveau, je crois en la vie à deux, en l’amour possible.  Je crois aux hasards nécessaires qui m’ont fait décider d’écrire des chroniques sur des sites de rencontre.  Que j’ai cliqué sur ton profil pour l’analyser et que, je t’ai envoyé un message parce que, je te trouvais différent et tu transpirais l’honnêteté.  Tu es dotée d’une franchise qui t’honore et me plait, un critère de mon prince charmant.

Suis-je heureuse ? Présentement, totalement.  Et là, en ce moment, tu es mon prince et je tiens à te dire merci d’être dans ma vie !

Ta princesse.

Renée L’Abbé
16 février 2012

Adaptation, c’est quoi ?

Définition de l’adaptation

Selon le dictionnaire, l’adaptation est l’action de s’adapter, qui est, s’habituer.  Pour moi, le mot adaptation a pris de l’ampleur seulement depuis quelques années.

Adaptation
Adaptation

J’étais une personne dont la stabilité de mon univers était l’une de mes priorités.  Dès que celle-ci était menacée, je mettais tout en œuvre pour la redresser et surtout, la conserver.

Maintenant, l’adaptation est l’action première dans ma vie.  La définition de l’adaptation est devenue : l’acceptation au changement.

Mais avant d’accepter le changement, j’ai compris que rien, mais rien n’était acquis dans notre vie.  Que ce soit au niveau personnel, amoureux, amitié, santé, travail ou famille.  Nommez-les !  Tous, sans exception feront face, un jour ou l’autre, au changement.

La fin mène vers ?

Le changement n’est pas nécessairement négatif, il est aussi positif, une transition désirée.  Il y a le changement imposé, vu à prime abord comme étant néfaste.  Avec le recul, nous pouvons prendre conscience que ce dernier, malgré l’aspect déplorable, nous apporte en bout de ligne une expérience riche et instructive.

Hormis la santé, l’adaptation que je considère la plus difficile à accepter, est le mouvement des êtres qui évoluent dans les sphères de notre vie.  Plus particulièrement bien sûr, la famille ensuite le cercle d’amis.

La famille

Pour la famille, généralement, les gens demeurent au sein de notre noyau.  Parfois, il s’éloigne un peu pour mieux revenir.  Il y a bien sûr certaines exceptions qui elles, terminent loin de nous.  Malheureusement, il y a des pertes qui sont à jamais, difficiles voir impossible de guérir.

La mémoire est la faculté de conserver ces êtres vivants tout au fond de notre cœur en chérissant ses souvenirs, un par un, quand ils se présentent à notre esprit avec vivacité.  Ils peuvent nous serrer la gorge, remplir nos yeux de larmes.  Mais également, nous faire sourire béatement le regard vague pour mieux sentir l’instant chéri, un souvenir palpable.

L’amitié

Pour les amis, ils entrent et sortent de notre vie à leur guise, sans demander notre consentement.  Certains disparaissent, laissant derrière eux de nombreux souvenirs.  D’autres devraient peut-être disparaître, mais c’est à nous, de faire le pour et le contre des relations que nous entretenons.

Par bonheur, il y a ceux que nous désirons conserver et vieillir ensemble.  Mais rien, ne nous garantit qu’ils seront toujours près de nous.  Raison pour laquelle, nous devons apprécier chaque minute de la présence de ces êtres si précieux.

Et la vie

J’ai compris que mon adaptation à la vie était le résultat de ma capacité de demeurer en mouvement.  À ma capacité d’accepter les changements autour de moi mais également, en moi.  Je suis en constante évolution, à mon rythme selon ma façon de voir le monde, ma vision de la vie.

Mon adaptation m’amène également à accepter les gens, autour de moi, qui entrent en relation avec moi.  Tels qu’ils sont sans exiger rien de leur part sauf peut-être le respect réciproque.

Le changement

Mon adaptation m’amène à croire à la possibilité des changements de par mes gestes, mes paroles, mes croyances. Croire en un monde meilleur, en commençant par parler avec mon prochain dans le respect, dans le bonté.  En apportant du mieux que je peux, un peu de bonheur dans la vie de tous et chacun.

Un geste à la fois. Une parole à la fois. Tout est possible. Si on y croit.

Il suffit d’imaginer et de le mettre en action, geste ou parole.

Le mouvement fera en sorte que l’effet papillon se propage, petit, lentement vers l’infiniment grand.

Oui ! Tout est possible.

Seulement y croire, fermement.

Renée L’Abbé
26 décembre 2011

Sur le seuil

Une balle siffle, brise une vitre et frappe en plein cœur.  Il s’écroule sur le sol, au seuil de la porte. Malgré les tentatives de premiers soins.  Il meurt.

Sur le seuil
Sur le seuil
Sur le seuil

Je pleure.  Que voulez-vous ? Je suis une sensible, je ne pleure pas pour le gars dans l’émission.  Si je pleure, c’est parce que, en l’espace d’un instant, je me suis dis : et si, je me retrouvais face à l’éminence de la mort ?

Comme tout le monde, je ne suis pas prête ! J’ai encore tellement de belles choses à vivre, à voir ou à découvrir ! Ma  « bucket list » est plutôt chargée ! Mais, mais !

Le jour où le tic tac de mon horloge cessera de fonctionner, que je pleure ou que j’essaie d’annuler le voyage vers l’au-delà, rien ne pourra arrêter le temps, le mien.  Pas de « snooze ».  Aucune sonnerie pour avertir.  Rien !

Quand mon tic tac s’arrêtera

Comment vais-je me sentir ? Disons, que ça se passe maintenant !

La gorge se serre immédiatement, mon pouls s’accélère, mes yeux se remplissent de larmes. Je déglutis péniblement. J’ai mal au cœur.  Je tremble. Je sens la panique m’envahir.

Ma vie ne peut pas se terminer à l’instant ! Non ! J’ai tant à faire ! Pas avant mes parents ni mes grands frères !  En plus, je suis seule ! Personne pour m’accompagner !

Qui me tiendra la main sur le seuil ?

Quelqu’un sera-t-il près de moi lors de ma dernière heure sur terre ?  Une personne pour me tenir la main et me dire que tout va bien aller ? Aurais-je peur ?

Et si, je fais abstraction de cette fameuse dernière heure… maintenant, à cet instant précis, suis-je satisfaite de ma vie ? Suis-je où je veux être ?  Est-ce que je suis heureuse ? Selon les réponses que je trouve, je fais quoi pour ajuster le tir ?

Bilan de vie

Si je m’éteins demain, est-ce que quelqu’un pleurera sincèrement ma mort ? Ou dans quelques jours, on parlera de la température ?  Est-ce que j’ai laissé mon empreinte sur terre ou bien, mon passage passera inaperçu ? Serais-je qu’un simple nom dans un arbre généalogique ?  Quel souvenir vais-je laisser ? Par conséquent, je n’ai pas de descendance… qui se souviendra avec amour de moi ?

Évidemment, mon cœur se serre et des larmes menacent sérieusement de couler.  Qui suis-je vraiment ? Est-ce que je m’aime ? Qu’est-ce qui me manque présentement pour être entièrement comblée ?  Quelle personne me manque à cet instant ? Avec qui je veux être si c’est la fin ? Sanglot.

Le seul questionnement absent, la vie après.  De un, je l’ai déjà vu en me noyant.  Deuxièmement, je vis le moment présent, ne me demandez pas ce qui se passera après ?

Le moment après, le seul qui aura de l’importance selon moi, sera pour ceux et celles que moi j’abandonnerai.  Comment eux se sentiront, si, je dis bien si, il y a quelqu’un qui se préoccupera encore de moi.

Alors, je crois, j’ai intérêt à poursuivre ma lancée d’être une personne aimable avec chaque personne que je rencontre tout en respectant mes choix.  Parce que selon les quelques réponses récoltées à mes questions, il est peut-être pertinent de faire le vrai bilan.

Ensuite, réfléchir sur les actions à poser.  Quels sont les acquis que je désire conserver, ceux qui sont superflus et désuets ? J’aime ma vie, je m’aime, mais… entièrement ?

Suis-je la seule à se poser la question ?

Vous voyez ? Finalement, il m’aurait été impossible de dormir ou encore, de rêver de douceurs avec un texte pareil en tête.

Renée L’Abbé
24 janvier 2012

Une amitié pour toujours

Amitié
Amitié

Au fil des semaines, des mois, des liens se sont tissés entre nous.  Donnant comme résultat : une nouvelle amitié Je me trouve privilégiée d’avoir découvert des êtres exceptionnels.  Au-delà des apparences, je crois, que nous avons su voir ce que l’autre était vraiment.

Un pas à la fois vers l ‘amitié

Petit à petit, nous avons appris à nous connaître, à nous apprécier.  Aujourd’hui, je remercie le destin de vous avoir déposé sur mon chemin.  Votre rencontre m’a apporté un plus dans ma vie.  J’ai eu la chance de rencontrer des êtres fondamentalement bons, soucieux des gens autour d’eux et généreux.  Généreux de leurs temps, de leur disponibilité sans rien demander en échange.  Un respect mutuel.  Une compréhension lors de certains événements, pas besoin de mots, un câlin, un sourire et le tour est joué.

Changement de vie

Aujourd’hui, je vous vois partir vers de nouveaux horizons, vers votre destin, votre futur, vers les gens que vous aimez plus que tout au monde.  Je vous trouve chanceux d’avoir enfin trouvé votre voie, de la comprendre, de la saisir et de la vivre.

Je ne vous dis qu’un au revoir, enfin je l’espère de tout cœur.  Bientôt, vous serez à des centaines de kilomètres de moi, mais tout près grâce à nos fameux médias sociaux et textos.

Une place dans mon coeur

Évidemment, j’ai hâte de voir votre nouveau nid, de voir votre nouvelle vie et de pouvoir m’y faire une petite place, toute petite comme celle qui est si grande dans mon cœur.  Parce que, veut, veut pas, vous avez trouvé une place dans le mien et mes amis, vous y serez à jamais.

Je suis réellement heureuse pour votre nouvelle destinée et ce, malgré le chagrin qui me serre la gorge parce que je sais, que vous allez être enfin, au bon endroit, au bon moment.

Finalement, je vous dis à bientôt, mes amis ! Je vous aime et au plaisir de partager des fous de rire, la complicité de moment si précieux à jamais graver au fond de mon esprit.

En toute amitié, merci d’être entrer dans ma vie !

Renée L’Abbé
10 décembre 2011

p.s. oui, je continuerai à vous fournir en caramel maison !

De l’autre côté de la barrière

Suite à des lectures, de mes amies, j’ai pris conscience que j’étais de l’autre côté de la barrière, celle qui est détestée, non par méchanceté mais par douleur.

Papa ou maman
De l'autre côté de la barrière
De l’autre côté de la barrière

Lors d’une séparation avec une garde partagée, il est difficile pour la maman, j’imagine pour le papa également, de voir qu’une autre femme ou un autre homme prendra soin de ses enfants pendant son absence.  C’est-à-dire lorsque les enfants seront pendant la période de garde chez l’ex.

La maman ou le papa semble trouver difficile, douloureux de voir que leurs enfants puissent vivre de bons moments et les entendre parler de la nouvelle conjointe ou du nouveau conjoint de leur ex.

Et l’autre

Je ne peux que dire, je crois les comprendre.  Je dois avouer que je ne pourrai pas comprendre complètement l’émotion vécue puisque je n’ai pu avoir d’enfant.  Cadeau absent de la vie.  Par contre, je suis l’autre.  Celle que l’on n’aime pas, parce que.

Mon conjoint a des enfants.  Je les côtoies régulièrement quand nous nous rencontrons.  De plus en plus, puisqu’il a, disons, la garde complète.

Alors, j’ai pris conscience que, sans le savoir, on me détestait peut-être.  Juste parce que, je suis l’autre.  Non parce que je les maltraite, loin de là, mais bel et bien parce que je leur donne mon affection.

Le bien être des enfants

Je prends soin d’eux comme je peux et jamais, au grand jamais dans le but de remplacer.  Juste prendre ma place au sein de cette famille éclatée, pour le bien-être des enfants.

Au regard des mes amies envers la nouvelle conjointe, je me sens pratiquement comme la méchante reine dans Blanche neige.  Mais je sais, que dans leurs propos, aucune méchanceté envers l’autre, juste de la douleur.  Surtout récente et nouvelle.

Qui sait ? Un jour, la barrière sera peut-être moins haute pour mes amies ?

Renée L’Abbé
21 octobre 2012

La peur ?

La Peur
La Peur

Quand t’as peur, rien de mieux qu’une bonne méditation pour se remettre sur le piton, comme on dit.  Mais.  Parfois, la méditation nous amène à regarder en plein face ce qui se passe en nous.  Et, j’avoue que ce n’est pas toujours agréable comme sensation sur le moment même.  Mais, il y a souvent un mais, prendre conscience de cette sensation nous donne une emprise afin de l’éliminer.

J’ai déjà parlé de la peur : de l’engagement, du changement.  Mais la peur, tout court.  Pratiquement peur d’avoir peur ! Ben voyons donc, pas à mon âge tout de même !

Eh bien, croyez-le ou non, oui !  Tout de sortes de peurs m’envahissent mais les plus récurrentes :  du changement, du futur.

Futur sombre ?

Si je songe au futur, en majorité du temps, il est plutôt pessimiste et désagréable.  Si je pense débuter un nouveau projet, le changement me fait peur, les décisions me rendent insécure et à partir de là, le futur s’assombrit, malgré lui.

Elle s’installe dans mes trippes, dans mon ventre, au plus profond, mon cœur.  Seule mon âme est protégée de la peur.

Je dis tout le temps, afin de l’éliminer, il suffit de s’ancrer dans le présent.  Facile à dire !  Mais le faire ? Je passe par la méditation, alors qu’elle surprise de voir que la phrase qui termine ma méditation est : « Pourquoi as-tu peur? »

Oui mais peur de quoi ?

Estomaquée ? Certainement ! J’ai la chienne ! Je le savais ! Mais de quoi exactement ? Les sensations m’envahissent à une vitesse fulgurante, je me sens étouffée, submergée !

Parce que, à l’intérieur de moi, je le sais, je sais tout ce qui se passe, le pourquoi et le comment, je peux même les nommer.  M’avouer que j’ai peur est déjà un premier pas mais, on s’entend que je ne fais que commencer ma route ? Pas par pas, je vais aller de l’avant, je vais essayer, malgré mes peurs, surtout de l’échec.  Mais, au moins, j’essaie, je prends enfin le risque.

Je vous en reparle à la prochaine intersection !

Renée L’Abbé
17 août 2012

La compétition

Si nous parlons de compétition, nous pensons, à prime abord, aux sportifs ou aux jeux olympiques.  Il est normal d’entrer en compétition avec d’autres personnes lorsque nous pratiquons un sport.  Mais, dans la vie, qu’est-ce que la compétition ?

Compétition de tous les jours
La compétition
La compétition

Être en compétition, selon moi, c’est d’entrer dans une course dans un domaine précis avec des gens qui ont autant de potentiel que nous pour remporter la victoire.

La compétition, c’est demander des efforts qui peuvent, oui ou non, être récompensés par la victoire, ou encore, par l’atteinte de nos objectifs sinon mieux, les dépasser.

C’est aussi élever d’un cran l’effort à donner, vouloir se dépasser, vouloir être le meilleur !

Redouter la compétition

Pourquoi parler de compétition ? Voyez-vous, le simple fait de créer un événement demandant à des participants d’être en compétition en décourage plus d’un dès le départ.  Pourquoi se décourage-t-il ?

Selon eux, la création d’un concours est une compétition déloyale envers leur créativité, leur don.  Créer une compétition défavorise le résultat en nivelant vers le bas, nous aurions un résultat bâclé parce que nous demandons un échéancier.

Que leurs efforts et le nombre d’heures mis dans un projet n’apporteront rien alors, mieux vaut abandonner avant d’avoir mis trop… d’efforts.

Donner le meilleur de soi

Je suis sans voix.  Lorsque je suis en compétition, même amicale, je me sens envahir par l’esprit de compétition.  En demeurant juste et honnête.  Je veux me dépasser et, je ne veux pas que participer, mais je veux bel et bien gagner.

Je me fous un peu de la fameuse phrase que nous entendons tout le temps : « L’important, c’est de participer ».  Non ! Désolée ! Non ! L’important n’est pas que de participer, l’important est de donner son maximum afin de gagner !  Un participant qui ne met pas l’effort est un perdant, sans ambition.

Si nous voulons nous tailler une place au soleil, il faut faire l’effort de.  Alors que si nous voulons être reconnus pour notre talent, nous devons le démontrer et ce, au risque d’essuyer des revers difficiles.  Mais ce sont ces mêmes revers qui font de chacun d’entre nous des êtres plus forts.  Et ce sont ces mêmes revers qui nous permettent de grandir et d’évoluer.

La volonté de se démarquer, sans avoir peur de perdre parce que rien, rien n’est perdu. Chaque création en soi, nous apporte à nous, et à l’humanité, une démarcation dans notre volonté d’être meilleur, de se dépasser tout en laissant notre marque dans notre histoire.

Alors, le prochain qui me dira que faire un concours est une façon d’abaisser la créativité, l’art ou toute autre forme d’expression; je vous dis : participe si tu crois en ton talent, sinon, assied-toi dans les gradins et regarde le spectacle !

Renée L’Abbé
17 juillet 2012

Étranger de moi

Étranger, rôdeur
Corps étranger
Corps étranger

Sans le savoir, je te sentais.  L’étranger qui rôde tout près.  Baisse d’énergie. Inconfort. Malaise. Trouble.

Tu es un étranger, indésirable. Hors de ma vie, tu dois partir, m’abandonner. Non sans douleur, non sans peur.

La façon dont tu me quitteras n’est pas rassurante mais, ni si inquiétante.  J’ai confiance en ceux qui prendront soin de moi.   Confiance en leur compétence, en leur empathie.  Être entre de bonnes mains.

Combat comme à la guerre

J’ai déjà combattu un de tes semblables et je sais que la victoire est à portée de main.  Tu dois mourir, toi l’étranger.  Aucune pitié pour toi.  La guerre, c’est la guerre.

L’inquiétude est le jour d’après.  Non, au fait que tu seras désormais et définitivement absent, ni en mon rétablissement.  Mais, à cause du système.  À cause de ma survie.

L’après.  La convalescence.  Être sans revenu, à la merci.  Inquiétude vive puisque je suis la seule à subvenir à ma vie présentement.  Seule, à payer le train-train quotidien. La maison et tous les frais afférents, seule, à supporter ce fardeau.

Support

J’aurai du support : de mes proches, de mes ami(e)s, de mes collègues.

Un jour à la fois.

D’ici là, je suis en mode préparation. Penser à tout ce qui pourrait arriver pendant mon arrêt, arrêt dans le temps, pour reprendre des forces et sortir nouvelle et forte.

Nonobstant ma survie sociétaire, je ne serai pas seule. Je serai bien entourée : en geste, en présence et en pensée.

Un jour à la fois, un pas à la fois vers la victoire : la santé.  Sans toi l’étranger.

Renée L’Abbé
29 mai 2012