Les mots et maux

Les mots :

Douceur, gentillesse, amour, plume, amitié, empathie, ange, compassion. Humour, rigolade, caresse, enfant, écoute, ouate, réussite.  Câlin, soleil, fleur, croire, liberté, musique, lumière, être, danse, joie, rire… ce sont des mots !

Les maux :
Mots ou maux
Mots ou maux

Haine, jalousie, colère, peur, intimidation, terreur, domination.  Incompréhension, maladie, torture, guerre, méchanceté, coup, douleur. Peine, déception, blessure, envie, tueur, malheur, larme… se sont des maux.

Il est tout de même incroyable la force que nous donnons à certains maux dans notre vie.  Un seul de ses maux peut détruire une multitude de mots jusqu’en exterminer une langue.

Pouvoir

Évidemment, le pouvoir peut être dans les mots ou maux.  C’est à nous de lui donner son importance et orienter sa force vers ceux qui rendent notre langue si merveilleuse et si vivante.

Malgré tout, ces maux apportent eux aussi, une richesse à notre langue.  Si, et seulement si, nous apprenons à tirer une leçon et avoir la chance de prendre du recul.  Afin de voir, l’avancement que ces derniers nous ont permis d’acquérir et de nous faire grandir.

Force

Lorsque nous prenons conscience des mots que nous utilisons, l’impact de ceux-ci sur notre vie, est d’une immensité infinie, ils sont là, prêts à être utiliser à bon escient.

En conclusion: penser ses mots avant de parler nous permet de mesurer leur impact sur notre vie.

Renée L’Abbé
14 mai 2012

Regret de…

Le regret du passé
Le regret
Le regret

Lorsque je vois les gens plein de regrets envers leur passé, je ne comprends pas.  Je ne comprends pas que l’on puisse regretter d’avoir vécu, d’avoir rencontré des personnes !  De vivre avec regret ?

Ce que j’ai vécu, de par mon passé, ce sont eux, les événements, les épreuves, les rencontres.  Ce sont eux mes apprentissages de la vie, de ma connaissance, de mon expérience de vie qui, font ce que je suis.  Aujourd’hui, cette Renée qui sait, maintenant, qui elle est, ou je suis rendue.  Sans regret.

Ce bagage de connaissances que je ne veux surtout pas alléger.  Je suis en voyage mais pas question d’essayer d’obtenir un rabais quelconque sur mes valises !

Je ne prendrai pas le risque d’oublier quelqu’un ou un événement par des regrets.  Parce que, voyez-vous, chacun d’entre eux, heureux ou non, font partie de l’équation qui donne mon résultat : moi.

Épreuves difficiles, passé lourd

Il y a certaines épreuves qui sont lourdes, si remplies de plomb que nous avons l’impression de nous enliser, nous noyer dans nos émotions.

Quand ces épreuves se terminent, elles doivent guérir avant que nous soyons en mesure de prendre du recul et d’accepter l’apprentissage qu’elles nous obligent parfois à vivre.  Ce n’est pas facile, mais pas impossible.

Ne me jugez pas ! J’entends déjà des personnes se dirent que : « ça parait qu’elle n’a pas vécu telle chose ».  Vous ne le savez pas.

Sans jugement

Ce qui m’amène à dire, ici, ne pas juger les personnes qui vivent une épreuve et surtout dire : « moi, à ta place, je ferais ceci ou cela ».  Justement, nous ne sommes pas à leur place.  Chaque personne vit, ce qu’elle a à vivre, avec son bagage, ses capacités et ses croyances.

J’avoue, je n’ai pas vécu la perte d’un amoureux, de mes parents ou d’un enfant.  Je ne peux pas parler de ces épreuves qui selon moi, sont les pires.  Et, honnêtement, j’espère que cette épreuve sera le plus loin possible dans mon chemin de vie.

Les seuls regrets qui peuvent m’envahir sont, de ne pas avoir su, à chaque instant de ma vie, profiter de chaque minute et, de ne pas m’avoir aimé et apprécié parce que j’étais différente des stéréotypes de la société.

Je ne regrette pas ce que la vie m’a offert.  Et ici, je pense même à mon premier amoureux qui était loin d’être un cadeau ou de la maladie, particulièrement le cancer.  On m’a offert dernièrement d’atténuer la cicatrice laissée par l’opération et j’ai refusé, simplement, je veux me souvenir que j’ai eu le cancer à cause de.

Se souvenir, c’est la meilleure façon d’éviter de répéter la même erreur.  C’est comprendre, c’est grandir.  Souvenir, c’est aussi se remémorer le passé choyé, de beaux moments, de bonnes personnes.  Apprécier notre capacité à contenir des trésors au fond de notre cœur, notre mémoire.

Chaque souvenir, bon ou moins bon, est un morceau de casse-tête qui complète un tout, un merveilleux tout, soi.

Renée L’Abbé
1er mars 2012

Dépression, celle-là

Suivi pour dépression
La dépression
La dépression

Mon médecin faisait un suivi serré de mon cas sachant que j’étais en dépression.  Suivi sans que je m’en rende vraiment compte jusqu’au jour où il me proposa un arrêt de travail avec médication.  Je l’ai regardé éberluée qu’il me propose une telle alternative, j’étais que fatiguée.  Mais vraiment fatiguée.

J’ai exigé de vérifier si ma fatigue n’était pas due à un mauvais fonctionnement de ma glande thyroïde ou physique ou sanguin, nommez-les ces raisons, j’en voulais une bonne.

Après les nombreux examens, le verdict de mon médecin demeurait le même. Avec le recul, j’ai pu vraiment saisir l’importance de ma détresse sans mot.  J’ai accepté l’arrêt de travail mais pas la médication, je me disais que si je prenais un mois à me reposer, je retrouverais rapidement mes forces.

Je mangerais mieux, je ferais des grandes marches au grand air, surtout en pleine saison d’automne.  Mon médecin respecta ma demande mais tenait fortement à me rencontrer dans un mois, question d’évaluer ma condition et un possible retour au travail.

Dormir encore et encore

Pendant ce mois, je dormais comme jamais j’ai pu dormir.  J’étais toujours persuadé que mon problème n’était que physiologique et non mental.

Mon frère a vécu une dépression et lui, c’était normal parce que voyez-vous, perdre son emploi, divorcer et faire faillite, qui ne broncherait pas d’un poil après autant d’épreuves ? Superman seulement, mais encore !

Alors que moi, j’avais toujours mon travail, mon amoureux et une assez bonne santé financière, je ne voyais vraiment pas pourquoi je pourrais me permettre d’être dépressive.  Jusqu’au jour où je suis allée déjeuner avec mon amie Josée.

gaufre ou toast

Nous étions au restaurant La différence.  J’avais faim pour deux choses et je n’étais pas capable de décider laquelle je prendrais pour mon déjeuner.  Hors donc, j’ai décidé de commander des toasts et des gaufres.

La serveuse me demande si je voulais mes toasts avant mes gaufres ou mes gaufres avant mes toasts ou encore mes toasts en même temps que mes gaufres.

Désarrois total ! J’étais incapable de répondre, mon cerveau était encore au premier mot toasts.  J’ai regardé mon amie avec détresse, elle répondit pour moi.  Lorsque la serveuse fut partie, je me suis penchée vers mon amie et j’ai murmuré : « Mais, qu’est-ce qu’elle voulait dire ? »  Mon amie me réexpliqua la demande de la serveuse, lentement, très lentement, avec geste.

Ensuite, elle m’a dit simplement que je devais en parler avec mon médecin, quelle chance, mon rendez-vous suivait notre déjeuner.<

médication

Lorsque j’ai rencontré mon médecin, je lui ai raconté ma péripétie incroyable de mes toasts et des gaufres.  Sourire compréhensif.

Il me dit que, finalement, j’aurais vraiment besoin de médication.  Ça me permettrait de me concentrer et par ce fait, récupérer.  Il précisa qu’il me donnait la plus petite dose, coupée en deux.

J’étais soulagée, je déteste prendre des médicaments, ça nous rappelle que nous sommes malade et ça, je connais, je l’ai vécu pendant ma vingtaine.

J’ai commencé à prendre la médication mais, sans en parler à qui que ce soit, même pas à ma famille et encore moins à mon amoureux.  Je ne voulais surtout pas passer pour une personne faible qui a besoin d’une béquille.

Ça pris deux mois avant que j’informe mon conjoint, j’avoue que nous ne restions pas ensemble, il m’était donc plus facile de cacher ma prise de médicament.

J’ai suivi une petite thérapie avec une travailleuse sociale, environ trois rencontres mais quelles rencontres !  Le travail était intense, j’ai beaucoup pleuré et pris conscience de la source de mon épuisement.

Après cinq mois, j’ai cessé la médication du jour au lendemain sans en parler à mon médecin.  J’étais tannée d’être dans la brume et de perdre des souvenirs.  La semaine suivante fut très pénible physiquement et psychologiquement.  Conseil : ne pas arrêter sans sevrage certaines médications !

La honte, non mais tsé !

Voyez-vous, sur le coup, lorsque mon médecin m’a annoncé que j’étais en dépression, j’avais honte.  Encore aujourd’hui, il y a des gens qui jugent les personnes qui subissent une dépression. J’ai bien dit, subissent !

On n’achète pas de dépression à l’épicerie, on l’a subit parce que nous avons été au-delà de nos limites permises par notre personne, notre moi.  Pour le travail, pour l’amour, pour la famille ou pour toutes autres raisons.

Nous avons passé outre les avertissements, au mépris de notre propre sécurité, de notre propre bien-être.

Terrain de jeu

J’ai appris à faire mon terrain de jeu.  Ce lieu où je suis en sécurité et si je dépasse mes limites, mes bornes, je me mets en danger.  Le fait d’avoir vécu une dépression m’a amené à poser un système d’alarme aux limites de mon terrain de jeu.

Dès que je pousse, sans penser à moi, une alarme sonne en moi.  Un malaise s’installe, un mal-être.  Alors, je recule dans mon terrain, de préférence au centre, je m’assoie et j’analyse le pourquoi de ce mal.  Et simplement, je l’élimine, pour ma santé, ma sécurité.  Aucun risque à prendre.

Passer en premier

Ce dont j’ai compris de cette dépression, c’est que, je dois passer en premier.  J’apprends à m’aimer un peu plus chaque jour.  Je me découvre qui je suis, moi.  Je me respecte et surtout je m’aime.

Maintenant, lorsqu’on me parle de dépression, je suis ouverte et mon attitude a complètement changé.  Il n’y a pas de honte mais de la compréhension et de l’empathie. Et, j’encourage ceux qui naviguent dans les eaux troubles de la dépression, de consulter et de s’aimer avant tout.  De ne plus laisser personne mais je dis personne nous faire du mal, de la peine ou de nous abaisser pour quelle raison que ce soit ! Personne !

Respect de soi et amour de soi, voilà ma récolte de la dépression.

Je suis plus forte, oui mais également fragile, fragile à retomber, glisser est si facile quand on s’y en attend le moins !  Si je vous dis que je suis fatiguée, laissez-moi retourner au milieu de mon terrain de jeu, question de me recentrer et de reprendre des forces.  Par respect.  Simplement.  Et moi, par amour pour moi.

Et vous ? Avez-vous votre terrain de jeu ?

Renée L’Abbé
29 décembre 2011

Toujours une première fois

Première fois, pour mon voyage dans le sud, pour une croisière, pour me baigner dans la mer.
Première fois
Première fois

Aujourd’hui, 9 janvier 2012, à 42 ans, pour la première fois, je réalise un rêve de mon enfance, la mer.

Le bateau a amarré près de Samana. Ce sont de petits bateaux, pouvant contenir 50 personnes, qui nous conduisaient à l’île.  Certains étaient des bateaux de sauvetage de notre bateau mais moi, chanceuse comme je suis, j’avais un « speedboat ».  Sans veste de sauvetage car ici, c’est un autre monde.

Mon sac de plage sur les genoux, lunette de soleil sur le bout de mon nez, sourire fendu jusqu’aux oreilles et le vent qui ébouriffe mes cheveux au gré de sa force.  Nous augmentons notre vitesse et montons sur le « step ».  Je suis aux anges.  La vitesse est grisante, des gouttelettes d’eau éclaboussent le bateau et j’en reçois quelques unes sur mon visage.

Débarquement

À peine 10 minutes et nous débarquons à quai avec l’aide des gentils messieurs qui me tiennent la main, galamment, fermement.

Nous sommes accueillis sur le quai par une troupe de musiciens et de danseurs.  Question de nous mettre dans l’ambiance latine de l’île.

La distance parcourue entre le quai et la plage n’est pas plus de 20 minutes.  Arrêts fréquents de ma part pour prendre de magnifiques photos à peindre.  Paradisiaque ! Je suis émerveillée ! Mes yeux semblent ne pas être assez grands pour capter toute la beauté de cet endroit.

Malgré les nuages, les couleurs sont tout de même exceptionnelles, vibrantes, éclatantes, le soleil semble irradié de chaque objet.  L’océan scintille comme une émeraude, le sable d’un blanc farineux, des palmiers gigantesques, un décor exotique, une délectation non seulement pour mes yeux mais également pour mon âme.

Douces rencontres

Un pélican est au rendez-vous près du quai.  Je lui souri de toutes mes dents et je sais que mon énergie se rend jusqu’à lui.  Sur le chemin menant à la plage, un vieux monsieur joue de la guitare en chantant, lorsque je passe devant lui.  Il fait une légère pause et me glisse un « holà » doux, traînant, chantant, une musique d’une pureté à mes oreilles, je suis profondément touchée par son regard amical, souriant et serein.  Je lui réponds avec un sourire dans ma voix, mes yeux pétillent, son sourire devient immensément heureux.  Je viens de rencontrer un ange.

Mon pas dansant me porte vers la plage.  Je choisis ma chaise longue, installe ma serviette de plage au couleur de Celebrity.  J’enlève mes sandales et je glisse mes orteils dans le sable fin, je jette mon sac de plage par terre, enlève rapidement ma petite robe soleil, mes lunettes et je m’élance lentement, calmement vers l’océan.

La mer

Je savoure chaque instant.  Un soleil timide joue à cache cache avec les nombreux nuages.  Le sable est d’un blanc crémeux, fin, doux sous les pieds, je m’approche et la vague vient doucement caresser mes orteils.  Ouf ! Je retiens ma respiration ! Je la trouve froide !

Quelques pas, passe par-dessus l’accumulation de coquillages rejetés et polis par la mer et lentement, je laisse les vagues déferler sur mon corps.  Je plonge, refait rapidement surface, essuie mes yeux et passe ma langue sur mes lèvres, elles sont sacrément salées.  Portée par l’océan qui, près de la plage à une couleur turquoise claire, absolument magnifique !

Un banc de petits poissons passe près de nous et, un des leur semble m’adopter.  Il est continuellement près de mon corps, si petit, si rapide et, je prends ce moment comme si la mer m’offrait un bonjour particulier.

Curieux !

Je suis la seule du groupe qui a été adopté par un petit poisson, tout le monde rigole. Probablement qu’il savait que c’était ma première fois dans son monde.  Alors, je l’ai appelé « curieux ».  Et oui, je nomme les animaux que je croise, une façon de dire à mère nature que j’apprécie son incroyable travail d’artiste.  J’ai dû me séparer de « curieux » et aller m’étendre au soleil pour me faire sécher.  Lézarder avec quelques grains de sable collés à ma peau me donnant immédiatement un goût de vacances de rêves.  Lorsque j’ouvre mes yeux, allongée sur ma chaise, je vois des palmiers, un ciel bleu, je ne rêve pas !

Le menu de ma journée : me rafraîchir, lézarder, sommeiller, la vie est magnifique !

Retour

Le retour au bateau fut particulier.  Ce fut un bateau de sauvetage du Celebrity qui me ramena à bord, mais pas tout à fait à bon port… jusqu’au bateau ? Oui ! Malheureusement, une complication s’immisça lors de mon embarquement.  Le bateau était de type fermé, je devais enjamber pour embarquer sur la plate-forme et monter les escaliers afin d’entrer dans le Celebrity.

Passer une après-midi complètement avec un tel menu agrémenté d’une solide grippe et d’une bière… me laissa quelque peu maladroite.  Alors, dès que j’ai voulu enjamber, aucune idée de ce qui se passa réellement.  Mes pieds se mêlèrent ensemble et je perdis pied directement au-dessus de la mer, entre les deux bateaux.

J’ai bien vu que mon atterrissage serait directement entre l’espace libre entre les bateaux. Dangereux.  Je vais rester coincée et me faire écrasée, c’est certain.  Aucune réaction. J’ai figé. Les yeux ronds, le cœur battant rapidement tout à coup.

De solides bras

Deux paires de bras de fer me saisirent, un du bateau de sauvetage et l’autre venant de l’officier sur la plate-forme.  J’ai flotté dans les airs pendant quelques secondes, un bleu sous le bras droit.

L’officier m’a demandé, avec son accès du nord de l’Europe, si j’étais correct.  Je lui ai répondu : oui, avec un rire de fille complètement d’allure citadine avec un poids à la place de la cervelle.  Mon QI est sûrement demeuré suspendu entre les deux bateaux.

En remontant l’escalier afin d’entrer à l’intérieur du Celebrity, la dame derrière moi a perdu sa « gougoune » entre les marches, direction la mer. J’ai souri et je me suis dis que, moi, au moins, je ne perdais pas mes gougounes dans la mer ! Parce que quand elles tombaient, je demeurais solidement dedans.  Un sourire niais a passé sur mon visage afin d’effacer la peur qui m’a frôlé pendant quelques secondes, rapide et malicieuse.

Finalement, mon souvenir de cette suspension dans les airs… je me suis sentie féminine et fragile comme jamais.  Ben oui, il y a toujours une première fois.

Renée L’Abbé
17 janvier 2012

Suicide pour en finir… une fois

Le suicide
Le suicide

On parle beaucoup de la prévention du suicide.

Mais, c’est encore tabou de dire que nous y avons déjà pensé.

La semaine dernière, je parlais avec ma TS (ben oui, je me l’ai approprié). Elle désirait me connaître mieux pour cerner adéquatement ma personnalité afin de m’aider dans ma demande d’outils pour vivre harmonieusement dans une famille recomposée, moi qui n’ai pas d’enfant et ce, même si mon chum me dit que je suis bien outillée pour y faire face.

Aline (faux nom bien sûr) me demandait si j’avais vécu des expériences traumatisantes, marquantes dans ma vie. Me suis dit : j’espère que t’as plus qu’une feuille de note là.

Le chat sort du sac

Alors, j’ai commencé par le début. Je suis née, c’est assez traumatisant hein ? Ensuite, je suis morte une fois, me suis noyée. Je voulais me démarquer en plongeant du mini-tremplin à la piscine et PAF ! Me suis pétée la tête dans le fond de l’eau. Tout se que je me rappelle, que même si je respirais, c’était de l’eau qui entrait en moi. J’étais rendue au point que, j’essayais même pas de m’en sortir. J’étais bien. Bref, cette histoire venait surtout à lui expliquer que, j’avais aussi, essayé de m’enlever la vie.. j’avais à peine 19 ans. Je revenais de Nicolet. Perdue.

Pourquoi ai-je pensé au suicide ?

À ce moment, j’ai regardé Aline et je lui ai dit : étrange, je suis incapable d’expliquer pourquoi je me suis rendue jusque-là. La seule chose que je peux dire, c’est que, j’étais tannée en tabarnac de souffrir, d’errer, de ne pas savoir, d’avoir juste mal, un mal par en-dedans qui me grugeait.

J’ai dit à Aline : et dire que moins de 7 ans après, on m’annoncait que j’avais le cancer et j’avais la détermination de le combattre, de vivre, de voir mon neveu et ma nièce graduer à l’université alors qu’ils avaient à peine 2 et 3 ans…
La complexité de désir ou l’absence du désir de vivre est difficile à mettre en mot. Encore plus aujourd’hui où mon désir de vieillir est assurément plus important.

Quel a été l’élément déclencheur pour me dire que je voulais en finir ? Un mot ? Un feeling ? Je m’en souviens même pas. Je me souviens juste du mal être et du couteau.

Main tendue

J’imagine que nous traversons ce type d’épreuve chacun à notre façon, nous nous en sortons grâce à une main tendue, la mienne, ma main salvatrice s’appelait Danielle et elle tenait dans la sienne celle de Réal. Ce soir là, ils m’ont sauvé, probablement sans le savoir.

Si vous vivez des moments sombres, tumultueux et que vous pensez au suicide, je vous souhaite de rencontrer votre main qui vous montrera que la vie, sera belle, pour vous aussi.

Renée L’Abbé
1er février 2016

Tiraillement entre l’écureuil et la cigale

Tiraillement de l’écureuil et de la cigale.  Ben non, je n’ai pas comparé la fourmi parce que je me sens plus comme un écureuil.

En mode économie
Tiraillement, écureuil et cigale
Tiraillement, écureuil et cigale

Ayant dû subvenir à mes besoins pendant plusieurs années toute seule, j’ai développé un mécanisme d’économie dans tous les sphères de mon quotidien.  Que ce soit : énergie, chauffage, nourriture, essence, voiture et même les équipements.

Soit que je conserve ce que j’ai acheté pendant le maximum d’années telles que mes voitures, une honda 1991 délaissée en 2012 parce qu’elle était usée quasiment à la corde, le dessous de la voiture a arraché avec le pare-choc arrière.  Je me suis donc acheté une voiture usagée Vibe 2004 en 2012.  Je la possède encore.  J’ai comme principe, si ta voiture ne te coûte pas plus cher que 1200 $ par année, garde-la parce que c’est pas mal moins cher qu’un paiement de voiture et, je déteste les paiements.

Si ce n’est de conserver mes vieilleries, je magasine pour payer le moins cher, avoir le meilleur prix.  Ça me prend plus qu’une heure pour magasiner un ordinateur ou un toaster.  J’attends ma »deal ».  D’ailleurs, je dis tout le temps : attendtadeal.com !  Quand nous sommes patients, nous sommes toujours récompensé.

Dépenses et investissement

Depuis que je suis avec mon époux, je suis plus à l’aise financièrement que seul, on s’entend ! Nous effectuons des dépenses dans le but d’améliorer notre espace de vie, la maison.  Et, je suis tiraillée entre la dépense et l’économie.  Pourtant, je magasine encore les prix pour trouver le meilleur sur le marché.  Encore ici, les dépenses effectuées sont dans le but d’améliorer l’état de la maison, ce ne sont donc plus des dépenses mais des investissements.

Mais de quel tiraillement ?

Celui de se laisser aller.  De se dire, go la grande, dépense un peu, t’as qu’un vie à vivre !  L’écureuil en moi ressort donc.  Économise pour tes vieux jours, t’as pas de fonds de pension.  Et, j’ai plein d’exemple autour de moi, de gens économes qui, font face à la dureté de la vie et n’auront pas de vieillesse.  Alors, à quoi sert ce fonds de pension ?  À quoi sert toutes ses économies pendant de nombreuses années, se priver pour penser à nos vieux jours qui, ne viendront peut-être jamais ?

Oui mais, jusqu’où ?

Jusqu’où faut-il aller pour économiser en prévision de nos vieux jours ?  Où est la ligne pour déterminer si nous dépensons notre futur ou non ?

J’ai mis en place il y a plusieurs années, une stratégie de placements.  Le rendement moyen annuel est très bon même si quelques années plutôt mauvaises en bourse me pénalisaient avec du -28 %, je récupère rapidement avec les années subséquentes mais, tout de même.

Alors, pourquoi ai-je le réflexe que dès que j’ai des sous, je les mets de côté ?  Pourquoi n’ai-je pas le réflexe de me dire, wow ! Gâte-toi, achète-toi le dernier truc à la mode ?

Aussi, tiraillement environnemental

Mon mode économique n’est pas que pour mon budget mais je pense également à l’environnement.  Au lieu de changer quelque chose, suis-je capable de le réparer ou le faire réparer ?  Ai-je vraiment besoin de cette 4e paires de chaussure ?  Ai-je vraiment envie d’avoir 25 % de rabais sur une tablette alors que, j’utilise pas ma vieille ?

Mon côté économe et environnemental sont le côté nutritif du mini-wheat !  Disons que mon côté givré est pas mal moins sucré que jadis.  Puisque naguère, j’étais pas mal plus folle dépensière.  Jeune écervelée.  Mais encore, aujourd’hui, j’aimerais retrouver un peu ce côté plus givré, sans remords de conscience.  J’aimerais pouvoir chanter un petit refrain sans avoir de bile.

En conclusion, nous mourrons tous un jour ou l’autre, nous ne savons pas juste pas lequel.

Au final, devons-nous attendre un diagnostic médical négatif pour en profiter ?

Renée L’Abbé
La Renelle

Humeur de chien

Humeur de chien
Humeur de chien

Ben voyons, moi ? Un humeur de chien ? Fabulation ! Ben non, pas pantoute.  Au contraire.

Depuis que j’ai passé le cap des 45 ans, on dirait que le syndrome pré-menstruel devient plus long, maintenant 10 jours au lieu de 7.  Et, plus intense.  Certains mois, comme aujourd’hui, j’ai mal à l’âme on dirait.  Tu le sais que ça va pas mais tu vas quand même bien.  C’est par en-dedans que ça se passe.  Ça n’en fait mal.  Un mal de chien d’où son humeur, j’imagine.

Peu importe le moment

Y’a pas de moins bon ou de bon moment pendant cette période.  Même en te levant le matin, tu sens un espèce de brouillard dans ta tête, tu y vois même dérouler le film Brume.  Avec toutes les horreurs.

En plus d’avoir mal à l’âme, t’as mal partout.  Aux seins, aux muscles, au ventre.  Tu te vois avec un cancer de quelque chose tellement les douleurs sont intenses et suspectes.  Imagine, tu n’es même pas encore menstruée.

Cette semaine, j’ai dit en blague à mon conjoint de me lancer du chocolat si j’étais marabout.  Pendant que je faisais les crêpes, j’ai commencé à pogner les nerfs… il m’a lancé un chocolat sur le comptoir, il était derrière l’îlot.  Oui, c’est drôle, je l’ai ri.  Mais en même temps, tu le sais que ton humeur de chien te colle à la peau même si tu prenais douze mille douches.  T’as beau essayer d’être positive et de te sacrer un sourire dans face mais ton conjoint sais.  Point.  Sais que ça va pas.

La faute à

Le hic.  Les gens eux pensent que ce sont eux les fautifs de quelques choses, eh non.  C’est juste cette humeur de chien qui me donne le goût de brailler ma vie à m’en ouvrir les veines, au sens figuré seulement.  C’est plus théâtrale, plus avec mon humeur de drama queen.

En plus, si tu as des tocs, on dirait qu’ils sont amplifiés à la puissance 10, ici je suis conservatrice, au sens figuré et non politique.

Alors, tu te promènes avec le torchon pour tout nettoyé et re-nettoyé.  Mon chum m’a fait la remarque : Ah, le poêlon n’était pas assez propre ? Me suis sentie coupable.  Ben un peu.  Me suis sentie mieux après l’avoir re-nettoyé.

Noël

On s’entend, entre vous et moi, que le sapin n’a pas éternisé ses allures de roi des forêts à la maison ? Le 1er janvier, je le mettais dehors en le remerciant de son sacrifice et du plaisir que nous avons eu à l’avoir à la maison.  Idem pour les décorations. Intérieures et extérieures.  Balayeuse, lavage de plancher.  Et tant qu’à être, pourquoi ne pas faire un peu de ménage extérieur, y’avait trop de neige autour du tempo.  Nettoyer l’entrée.  Puis les bacs de recyclage et déchets.  Bref.

Maniaque

On devient une maniaque de ménage.  Regardez au bureau, celle qui se promène avec son windex et son scott, elle n’est pas toujours de même, juste pendant le syndrome.  D’accord, j’avoue, d’autre c’est pendant les menstruations et d’autres après. Finalement, on y échappe pas.

Merde

Quand tu traînes ton corps toute la journée comme si c’était un tas de merde.  Que tout va de travers au fil des heures.  Surprenez-vous pas, que l’énergie tombe même en bas de la température extérieure.  Fatigue extrême, tu traînes une masse qui semble peser le poids du monde.  Alors, qu’au matin, les larmes menacent de couler, elles se déversent le soir venu.

Même si tu pleures, tu dois pleurer un gros coup pour que l’effet soit bénéfique.  Tu pleures ta vie.  Comme si le pire venait d’arriver alors que, ce ne sont que ces maudites hormones qui te déchirent par en-dedans.  Le dernier mois, j’ai pleuré pendant deux heures, deux heures !! Bordel, comme si j’avais autant de temps à perdre !

Humeur de votre conjointe

Alors, si votre conjointe vit ces moments aussi intensément que moi, je vous plains.  Ce n’est pas facile pour ceux qui vivent autour de moi.  Mais savez-vous que, c’est encore pire pour moi ? Parce que je le sais.  Mais je me sens incapable d’être autrement.  J’essaie, j’ai l’air correcte mais c’est vide de sens.  C’est clinquant, artificiel.

En fait, personne ne me tape sur les nerfs, y’a juste moi qui me tape vraiment sur les nerfs.  Je n’ai pas de passe-droit envers moi.  Vous pensez que c’est vous-même ou votre entourage, non.  Juste nous, femme.  Souffrant du satané syndrome.

Je suis désolée si mon humeur de chien a déjà aboyé après vous.  Vous n’étiez pas la cible réelle, la cible ? C’est moi. Juste moi.  Heureusement que le mois prochain, j’aurai probablement juste mal aux seins ou faim.  Ce sont les meilleurs mois.  Puis. Il revient. Avec les morceaux de chocolat.

Renée L’Abbé
La Renelle

 

 

Mon bilan 2017

À l’aube de la nouvelle année qui se pointe, je poursuis ma tradition personnelle d’effectuer mon bilan de l’année qui se termine : 2017.

Que fut 2017 pour moi ?

Une année d’émotion avant tout, puis de préparation.

Émotions en général positives.  Mais, aussi négative, imposée.
Mon bilan 2017
Mon bilan 2017

Débarrassons-nous du négatif tout de suite.  Le cancer.  L’osti de cancer touche des gens que j’aime profondément, mon beau-père, Sylvie-Anne que je surnomme affectueusement depuis son enfance : Minoune et mon amie Marjo.  Le type de nouvelle qui te donne des coups de pelle en pleine face à chaque fois.  La peur de perdre ces êtres chers.  Le combat gagné par certaines mais dont l’épée de Desmaclès demeure néanmoins au-dessus de leur tête. Maudit cancer ! On le dit tous cette phrase là.

Émotions négatives transposées en positif

Un travail de tous les jours que nous demande de transférer l’énergie négative dégagée par une situation pour devenir une énergie positive.  Une énergie de création pour mon travail et mon entreprise.  Se dépasser.  Aller plus loin.  Voir au delà de.

Émotions positives

La première vécue, marquante et inoubliable.  L’accouchement de ma nièce.  Pour commencer, sa demande.  J’ai pleuré de joie.  Un torrent de bonheur a coulé de mes joues mais si, je manquais l’accouchement, je m’en foutais à ce moment précis.  Petite précision pour les personnes qui ne me connaissent pas vraiment, j’ai jamais eu la chance d’avoir un enfant, même d’être enceinte.  Alors, pour moi, d’y assister, je me sentais privilégiée.  Emerick est arrivé le 8 juin 2017.  Tôt le matin, ma puce m’a texté pour me dire qu’elle pensait bien que c’était le jour J.  Énervée comme une puce, j’étais prête pour toutes éventualités.

Sa naissance

Ce fût la rencontre inoubliable de cette naissance, ce petit bébé qui hurlait sa vie en sortant.  Un matin pas comme les autres, d’émerveillement devant la force brute de ma nièce, aucune médication, à frette.  Un deux heures intenses dans lesquelles je me suis sentie impuissante face à la douleur que ma Becca endurait.  Vous savez, quand ils sont petits, on donne un bisou avec un plaster et il reparte jouer.  Mais là, je pouvais juste faire des points de pression pour »atténuer » la douleur.  Il n’y a pas de mots pour décrire la beauté d’une naissance, c’est un vécu, il faut le vivre pour comprendre.  Chose certaine, j’aime encore plus cette famille.  Un lien indescriptible me relie à Emerick dont un amour inconditionnel envers lui et son grand frère.

L’union

Le deuxième événement positif  avec une avalanche d’émotions positives fut mon mariage.  Le 7 octobre 2017, nous avons unis officiellement devant nos familles nos vie.  Et, cerise sur le sundae, ma nièce Becca a célébrer notre mariage.  Tant qu’à faire un mariage civil, je tenais à ce que ce soit une femme qui préside la cérémonie.  Une journée inoubliable dont j’ai savouré chaque moment intensément.  La journée s’est déroulé lentement, j’ai su profité de chaque étape avec plaisir et émotions.  Parce que des émotions, y’en a eu à profusion.  Une année de préparation qui a valu la peine parce que, nous avons faits de cette journée, la plus belle de notre vie amoureuse.

Lorsque je fais mon bilan, je note autant le négatif que le positif mais, pour 2017, il me semble que j’ai plus de positif.

Changement

En 2017, mon amoureux a emménagé avec moi.  Beaucoup de fatigue mais, la vie est tellement plus facile et douce à deux.  Chaque jour, nous sommes fascinés par notre entente, notre humour et notre façon de voir la vie.  Ah, y’a parfois de petites tensions comme tout le monde, mon chum a d’ailleurs appris à me lancer des morceaux de chocolat quand je suis en SPM. Sourire. Anecdote du temps des fêtes !

Travail

L’année 2017 m’a apporté une expansion de mes clients, que ce soit pour la crèmerie ou encore pour la gestion de réseaux sociaux.  Malgré mon occupation envers la préparation du mariage, je me forme régulièrement afin d’aider mes clients.  J’adore la formation et me surpasser comme apprendre ce monstre de WP envers lequel j’avais une poussée de bouton juste à penser de l’utiliser.  Un bon livre, quelques trucs et je suis partie.  Je continue la formation parce qu’il me reste encore tellement à apprendre.

Ma santé

Tel que promis, en 2017, j’ai pris soin de moi, de ma santé mentale et physique mais émotionnelle aussi.  Je sais que certaines personnes trouvent plus difficile mais mise au point ou ma fermeté dans mes décisions.  Mais, c’est vital pour moi à certains niveaux de le rester.

Avec l’année qui se termine, je réalise que je suis demeurée souple malgré cette fermeté.  Garder un esprit ouvert envers les situations qui se présentent et la période des fêtes m’a permise de clarifier certaines situations mal perçues par des pairs.

Temps

Cette année, j’ai décidé d’offrir du temps à mes proches, ma famille, mes collègues.  Cadeaux faits maison.  Activités en famille.  De bons moments.  Éviter d’entrer dans la consommation de biens non nécessaires.  Penser un peu plus à la planète.

Souhaits pour 2018

Pour 2018, je me souhaite une année de prospérité et de partenariat, de moments de bonheur et des périodes de repos planifiées (vacances).

Également, je vous souhaite avant tout de la santé, du bonheur et aussi de la prospérité dans votre vie.  Je vous souhaite d’assumer vos choix, de tout mettre en oeuvre pour réaliser vos rêves.  D’arrêter d’avoir peur de.  Aller plus loin, oser.  D’essayer et d’arrêter de vous inquiéter de ce que les gens pensent.  On s’en fout, l’important est ce que vous pensez de vous.  Travaillez là-dessus.

Conclusion : espérant vous côtoyer avec cette nouvelle année, je vous demande d’être indulgent envers vous-même et envers les autres.  Ne sautez pas aux conclusions trop rapidement.  Le mot pour 2018 : indulgence.

Renée L’Abbé
La Renelle

Animal qui sommeille en nous

Animal
Animal

Dès le premier regard, je sens l’onde de choc.
L’instinct animal.  L’énergie qui circule entre les deux corps.
J’ondule.  Je perçois simplement.
Intense.  Palpable. Mon souffle est court.

Plusieurs d’entre nous avons une liste de critères pour la personne parfaite selon notre rythme de vie.  Nous l’imaginons, la visualisons.  Nos exigences, plus que de simples critères, idéalisent la personne de nos rêves.  De l’utopie.  Quel homme pourrait correspondre à mes 57 critères ? Mais non, je n’en ai pas 57 mais 112 !

Préférences

Sérieusement, ma liste est nettement plus courte et concise que vous pourriez l’imaginer.  En fait, je n’ai pas de critères ou d’exigences mais des préférences.  Légère nuance mais qui, laisse la place au mouvement, au changement, aux possibilités autres que mes visions idéalistes de mon supposément « prince ».

Certaines personnes vont s’arrêter à des critères physiques tels que : un beau corps mince, les yeux bleus, en forme.  À des critères environnementaux tels que : un bon travail, indépendance financière, ville de résidence. À des critères intellectuels tels que : humour, convictions et tolérance.  Et si, à cause de mes yeux noisette ou de mon intelligence, je ne cadre pas dans ta liste ? Tout à coup que ces deux critères, t’empêchaient de me voir réellement ?

Être flexible ?

Sans flexibilité, le risque de ne pas rencontrer une personne exceptionnelle est si grand que je ne peux que te dire : je suis vraiment désolée pour toi… et de ce fait, pour moi.

Certains croient que malgré une préparation assidue de ladite liste, nous oublions le plus important: sentiment animal.  Un ami m’a partagé la pensée que pour lui, il devait absolument rencontrer la personne et dès le premier regard, il saurait si c’était la bonne.

Mais !  Disons que la rencontre ne se passe pas nécessairement comme prévue.  Par exemple, j’ai rencontré un homme mais j’étais fatiguée, épuisée par mon entrainement, envahie par des douleurs musculaires, légèrement grippée.  J’étais loin de briller au firmament.  Alors, le gars, avec son animal intérieur, a capté un message négatif provenant de ma part.  Et, pas de 2e chance.

Plus d’une

Et si, l’animal était maintenant trop civilisé en 2011?  Que ce dernier ait de la difficulté à reconnaître vraiment l’essence même de la personne en face de soi, pas seulement au premier rendez-vous mais au deuxième et même, à la 3e rencontre.  Si, on devait, à l’ère de notre fameuse civilisation, côtoyer la personne plus longuement, plus fréquemment afin de la reconnaître vraiment.  Nous avons de la difficulté à identifier nos besoins réels de ceux créés par la société.  De par cette difficulté, nous n’étions plus en mesure de voir, au premier coup d’œil, que l’autre est bel et bien celui ou celle qui correspond à nos désirs les plus profonds et les plus fidèles.

Il est certain que la chimie est nécessaire, les fameuses phéromones, provoquent une réponse physiologique ou comportementale entre deux êtres.  Mais, pour que ces hormones doivent être stimulées et sécrétées, l’environnement se doit être favorable, hors donc, je crois que les premiers rendez-vous sont des situations stressantes et inhibitives à ces hormones si précieuses à nos attirances.

Alors, si on prenait le temps de bien connaître l’autre avant de s’engager ?  L’absence étant à proscrire bien sûr; la présence de par des mots, paroles ou gestes est nécessaire pour accomplir le travail afin d’ériger la construction d’un futur possible entre deux êtres, deux possibilités s’offriront alors à nous : l’amitié ou l’amour.  Dans les deux cas, nous en sortirons gagnants.

Finalement, si on se donnait plus d’une chance ?

Renée L’Abbé
8 décembre 2011

Princesse, l’être ou non

Princesse ou non
Princesse ou non

Toute petite, nous avons tous été l’héroïne d’un conte de fée, que ce soit une Blanche neige, la Belle au bois dormant ou encore Candy.  Petite, être une princesse c’est avant tout d’être belle, de porter une magnifique robe et de boire le thé.

À l’adolescence, j’étais bien loin de la princesse.  Cadet de l’air, « drill team », fanfare. Studieuse.  Des « arts martiaux » enseignés par l’ami de mon frère « Caillou », raison pour laquelle j’ai toujours refusé de me battre, l’auto-défense enseignée consistait à laisser de nombreuses blessures à l’agresseur.  Que des amis de gars jusqu’à l’âge de 17 ans.  À cette époque, le cours de Princesse 101 ressemblait davantage à péter des confettis et roter des paillettes ou l’inverse, selon votre imagination.

Ensuite, trop occupée à devenir une adulte et ensuite une femme, j’ai raté le vrai cours de Princesse 101 qui consiste à être « celle-que-tous-les-hommes-veulent-épouser ».

Alors donc, il m’est difficile aujourd’hui d’être une princesse surtout quand je sais me débrouiller que ce soit avec une scie à onglet, un GPS ou changer l’huile de ma souffleuse. Comme m’expliquaient mes grands-mères lorsque j’avais à peine 12 ans, « pas besoin d’avoir un homme pour avoir ce que tu désires dans la vie ».  Oui, mais.  C’est nettement plus agréable de se savoir épauler en cas de trouble majeur, « changer sa batterie de moto qui coule et se brûler les mains » ou d’une simple crise d’angoisse comme : « j’ai rien à me mettre ».

J’ai cru observer deux types de princesse.  « L’adorable » et « la peste » qui, malgré tout, les hommes aiment à n’en perdre la tête.

La peste

Celle qui crise quand elle n’a pas ce qu’elle veut, désire et veut encore, qui manipule.  Qui passe en premier, pas son amoureux et qui aime s’écouter, se regarder et être LE centre d’intérêt.  N’offre de l’attention que si ça peut être profitable pour elle.  Tout de même, celle qui réussit à paraître fragile, sensible et sans défense devant la gente masculine, qui eux, se sentent virils, hommes et protecteurs.  Rarement entourée de femmes, elle les voit comme des rivales potentielles.  Préfère s’entourer d’hommes.  Peut causer de la rivalité masculine mais le gagnant se sentira toujours le plus puissant à ses côtés.  Elle aime se pavaner à son bras, pour le montrer aux autres, qu’elle le possède.  Un nom semble se glisser furtivement à votre esprit ?

L’adorable

Celle qui est princesse depuis qu’elle est petite.  Toujours été le centre d’intérêt de ses ami-es, sa famille, ses collègues de classe ou de travail.  Elle n’a pas vraiment le besoin de plaire, elle a toujours su le faire, de façon innée.  Femme d’humeur joyeuse, parfois torturée, semble également fragile, sympathique et augmente le désir de protection de façon considérable sur le sexe opposé.  Toujours élégante même habillée en « mou ». Gracieuse, évolue autant en société qu’en camping.  Attire indéniablement le regard, des hommes et des femmes.  Entourée d’amitiés féminines et masculines.  N’a pas de rivale même si les femmes sont envieuses envers elle.  Nous en connaissons tous une.

Ni l’une, ni l’autre

Description très sommaire des deux types de princesse.  J’avoue.  Je le sais.  N’essayez pas de me situer dans ces deux catégories.  Je ne suis ni « l’adorable » ni «la peste ». Sans aucun doute qu’il existe d’autres modèles, sinon, je serais en pleine crise existentielle.  Mais, dans le fond, j’aimerais bien être « l’adorable » avec un léger soupçon de « la peste » mais je ne vous dis pas lequel.

J’ai rencontré des hommes qui feraient de moi leur princesse.  Sauf que, en l’absence de sentiment potentiellement amoureux envers eux, il serait trop facile de devenir « la peste » .  D’essayer de les manipuler comme mon bon vouloir et d’obtenir la réalisation de tous mes désirs.  Mais.  Le « mais » est immense parce que, je déteste la manipulation, qu’elle provienne des autres et encore plus, si elle vient de moi.  Alors donc, j’ai refusé simplement, par respect pour eux… et pour moi.  Ce sont des hommes bons et je crois qu’ils méritent avant tout, de rencontrer une femme qui va les aimer autant, leur princesse.

Alors, j’espère qu’un jour, je serai une princesse « adorable » quand je serai enfin grande. D’ici là, si vous pouvez me donner des trucs ou des adresses pour des cours de perfectionnement pour future princesse, je vais essayer de me pratiquer à être belle, porter de magnifiques robes et à boire le thé.

Renée L’Abbé
5 décembre 2011