8 juin 2017 bébé Emerick

8 juin 2017, 11h27, bébé, tu es arrivé comme une bombe.  Ma vue s’est voilée de larmes de bonheur, d’un sentiment indescriptible.

oh que je vous aime
autant d’amour

autant d’amour

Il y a quelques mois, ma nièce m’offrait le plus beau des moments de vie, à cet instant. Puisque celui de ce matin l’a dépassé.  Elle me demandait d’assister à son accouchement pour son 2e bébé.  J’étais littéralement folle de joie.  N’ayant pas eu d’enfant, je ne pouvais espérer un jour avoir ce privilège d’assister au miracle de la vie.

Ce matin, très tôt, elle m’envoya un texto : Bon matin

J’ai compris à l’instant que c’était le Jour J.  Une grande fébrilité s’est emparée de moi.  Je suis allée au travail pour nettoyer la machine à crème glacée en avertissant mon associée que, ça pouvait fort bien qu’elle termine seule.  Nous étions deux à surveiller mon cell, dès que ma puce m’envoyait un message, nous devenions encore plus énervées, oui oui énervée.  Je me sentais comme, j’imagine, un Avenger qui part en mission pour sauver le monde.  J’exagère à peine.  J’essayais d’expliquer à Anne-France que j’avais l’impression de mesurer 8 pieds et d’être immense, vraiment immense.

Vous vous en doutez, le texto tant attendu arriva.  Anne-France qui me dit, GO GO vas-y et moi le sourire fendu jusqu’aux oreilles, la larme à l’œil, on s’est serré dans les bras.  Anne-France me disant de savourer chaque moment, et moi, de la remercier d’être là pour moi.

Je roule comme une débile vers l’hôpital, à pied.  Le sourire aux lèvres.  Étrange ce sentiment de calme dans cette sensation que toutes mes cellules tournent sur elles-mêmes à la vitesse grand V.  J’arrive à l’hôpital, j’attends la future maman.  Ils arrivent.  Elle sort de la voiture.  Sa démarche est déjà empreinte de douleur.

Je ne vous raconterai pas son accouchement, c’est bien trop personnel.

Mais je peux vous dire toute l’impuissance ressentie devant toute cette douleur qu’engendre l’accouchement.  De voir son visage se crisper, cette plainte qui traverse les lèvres entrouvertes de toutes ses femmes qui ont donné naissance depuis que le monde est monde.  Et, de ne pouvoir rien faire.  Mise à part un point de pression.  Un sourire.

À un certain moment, ma puce m’a regardé pendant une contraction.  Je pleurais.  Je pleurais tellement de la voir si forte, si calme même dans les plus grandes contractions, elle reprenait le contrôle de son mental comme la meilleure guerrière, Wonder Woman, tu peux te rhabiller tout de suite.

Et son amoureux, notre grand gaillard, Guillaume, a été d’un calme, un pilier pour soutenir sa douce si forte.  Présent, collé, le regard posé sur elle.  Fier.  Heureux.

Je tiens à vous remercier du plus profond de mon âme de m’avoir permise d’assister à ce moment indescriptible pour moi.  Je suis remplie d’une joie sans fond, je pleure parce que mon corps n’est pas en mesure de contenir tout ce bonheur en si peu de temps.

Et, je vous fais la promesse d’être toujours là pour vous deux et vos enfants.  Je fais la promesse de tout faire pour leur offrir le meilleur futur possible.  Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous.

Je vous aime, je trouve l’expression un peu quétaine : love you to the moon and back, mais aujourd’hui, elle ne peut exprimer encore ce que je ressens… la lune n’est jamais assez loin…

Love.

Tatie

La fleur, le ravin et ta position.

Leçon de vie #3

La fleur, le ravin et ta position.

On dit que de tomber en amour…c’est prendre le risque de cueillir une fleur aux abords du ravin. Quand on tombe en amour, il y a toujours un facteur de risque et c’est facile de savoir si les chances sont de ton côté ou non. Le calcul…c’est savoir où tu te situes et où se situe l’autre personne par rapport à la fleur.

Si toi tu regardes la fleur à distance et que l’autre est au fond du ravin en train de reprendre son souffle…et bien tu pars déjà à -1! Les « Mères Thérésa » de ce monde…vous êtes en voie de mettre beaucoup d’énergie pour aider quelqu’un qui ira sûrement plus tard cueillir la fleur avec une autre personne. Ce n’est pas à toi à donner à cette personne la force de s’en sortir…mais à elle de devenir plus forte. Quand on s’en sort seul, on s’en sort plus fort et plus solide et on a beaucoup plus à offrir par la suite.

Même si tu vois le potentiel de cette personne, tu ne peux rien faire pour l’aider. Tu peux prendre la décision d’essayer de sortir cette personne hors du trou…mais les chances sont que tu te retrouves en bas du ravin toi-même.

Quand tu tombes dans le ravin, tu dois reprendre tes sens, replacer tes idées, prendre soins de tes blessures, gravir chaque étape pour te repositionner en haut de la falaise.

Dans le fond

Certaines personnes restent toute leur vie en bas du ravin, d’autres voient toujours la fleur en haut et ont le courage de prendre les moyens de remonter la pente et surtout de le faire avec les bons outils et sans blesser d’autres personnes sur leur chemin.

Alors? Tu te situes où? Moi, je fais des bouquets de fleurs des champs pour embellir chaque journée et un jour je vais cueillir la fleur aux abords du ravin avec une personne qui sera prête à embellir chaque seconde et à prendre cette chance d’être heureux à deux.

France Grandmaitre, collaboratrice
La Renelle